200 emplois menacés par la vente de l'usine Sony en Alsace

Vue prise le 27 mai 2004 du site du groupe japonais d'électronique Sony de Ribeauvillé [Frederick Florin / AFP/Archives] Vue prise le 27 mai 2004 du site du groupe japonais d'électronique Sony de Ribeauvillé [Frederick Florin / AFP/Archives]

L'usine Sony de Ribeauvillé (Haut-Rhin) devrait perdre entre 166 et 191 emplois du fait de sa vente d'ici à un an au sous-traitant électronique français Cordon, a-t-on appris mardi de source syndicale.

La reprise du site se traduira par la suppression de 166 emplois dits "indirects", selon les documents présentés par la direction de Sony et le repreneur en réunion de comité d'entreprise en fin de semaine dernière, a indiqué l'intersyndicale CGT-FO-CFTC-CFE/CGC.

Ceux-ci correspondent à des fonctions d'appui comme la comptabilité et les ressources humaines, en doublon avec le siège de Cordon Electronics à Dinan (Côtes-d'Armor), a précisé un porte-parole de l'intersyndicale.

En outre les 25 emplois du service ingénierie sont menacés car cette activité ne figure pas pour l'instant dans le périmètre de la reprise, selon la même source, faisant référence à la réunion de CE. "Nous n'avons pas beaucoup d'espoir qu'elle soit gardée", a ajouté le porte-parole des syndicats.

Les effectifs de Ribeauvillé seraient alors ramenés de 516 à 325 salariés.

Contactée par l'AFP, la direction de Sony France n'a pas confirmé dans l'immédiat ces chiffres de suppressions d'emplois. Elle a fait état dans un communiqué d'un "engagement commun de Cordon Electronics et Sony de maintenir l'emploi des opérateurs, tout en limitant les impacts potentiels sur l'emploi des autres catégories de personnels".

Vue prise le 17 janvier 2008 du site du groupe japonais d'électronique Sony de Ribeauvillé [Olivier Morin / AFP/Archives]
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Vue prise le 17 janvier 2008 du site du groupe japonais d'électronique Sony de Ribeauvillé
 

La reprise par Cordon "constitue la meilleure opportunité pour le site d'assurer le redressement d'une situation actuelle extrêmement difficile", d'après le même communiqué.

Selon l'intersyndicale, le processus de cession débutera fin juin/début juillet par la création d'une société détenue conjointement par Sony (51%) et Cordon Electronics (49%), avant que ce dernier prenne progressivement le contrôle total d'ici au 1er avril 2014.

Le site de Ribeauvillé, qui fabrique des cartes électroniques et assure le service après-vente de nombreux produits Sony, restera cependant "sous perfusion" du groupe japonais jusqu'en 2016, car Sony lui apportera les volumes d'activité et épongera ses pertes, a ajouté le porte-parole de l'intersyndicale.

Les salariés étaient appelés par l'intersyndicale à se rassembler devant l'usine mardi pour revendiquer une "prime de cession" au bénéfice du personnel qui sera conservé.

Ouvert en 1986 et ayant compté jusqu'à 1.600 salariés dans les années 1990, Ribeauvillé est le dernier site industriel de Sony en France, après la fermeture il y a quatre ans de l'usine de Pontoux-sur-Adour près de Dax (Landes).

Entreprise familiale, Cordon Electronics, fondée en Bretagne, emploie 1.500 salariés.

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