LVMH n'a pas exclu de revendre sa participation dans Hermès

Le PDG de LVMH Bernard Arnault (G) et le vice-président du groupe, Pierre Godé, le 31 mars 2011 à Paris [Eric Piermont / AFP/Archives] Le PDG de LVMH Bernard Arnault (G) et le vice-président du groupe, Pierre Godé, le 31 mars 2011 à Paris [Eric Piermont / AFP/Archives]

Le vice-président de LVMH, Pierre Godé, a déclaré que le groupe n'avait "pas exclu" de revendre sa participation dans Hermès, lors d'une intervention vendredi devant la Commission des sanctions de l'Autorité des marchés financiers (AMF).

"Nous n'avons pas exclu de revendre notre participation. C'est toujours une possibilité. Je ne vous dirai pas ce qu'on a en tête", a-t-il dit, après que le collège de l'AMF eut requis une sanction de 10 millions d'euros contre LVMH.

Le numéro un mondial du luxe est accusé d'avoir préparé sans informer le marché sa montée au capital de Hermès fin 2010. M. Godé a indiqué que LVMH avait eu des discussions avec la famille Hermès pour réduire sa part, sans toutefois préciser quand.

"Ils nous ont demandé si on accepterait de réduire notre participation, on a dit: +pourquoi pas?+. Ils nous ont demandé de réduire à 15% dans un premier temps. Nous avions alors 22%", a dit M. Godé.

LVMH avait annoncé sans crier gare en octobre 2010 qu'il détenait 17,1% du capital de Hermès. Il était monté en juillet 2011 à 21,4% et détenait au 31 décembre dernier 22,6% du capital du fabricant des sacs Kelly et Birkin et des carrés de soie.

Depuis cette intrusion, Hermès, coté depuis 1993 mais détenu à 72% par des héritiers familiaux, a demandé plusieurs fois ouvertement que le numéro un mondial du luxe quitte son capital.

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