Télécoms : la guerre des prix risque de grever les opérateurs au-delà de 2014

Les logos de Orange et Free [Afp Photo / AFP] Les logos de Orange et Free [Afp Photo / AFP]

L'annonce cette semaine de nouvelles offres tarifaires dans les télécoms par Free et Orange relance la guerre des prix et va peser sur les revenus du secteur au-delà de 2014, juge la banque JPMorgan Cazenove, dont la note a fait chuter les valeurs télécoms vendredi.

A la Bourse de Paris, Iliad (maison mère de Free) a ainsi cédé 3,09% à 161,4 euros, France Télécom -3,28% (à 7,84 euros), Bouygues -1,32% (à 20,57 euros) et Vivendi -1,97% (à 15,17 euros).

"Cette semaine a vu Iliad et France Télécom annoncer des baisses de tarifs. Si ces annonces ne nous surprennent pas, elles confortent notre vision selon laquelle les effets de la guerre des prix dans le mobile vont se faire sentir au-delà de 2014", selon cette note que l'AFP s'est procurée.

Orange a annoncé mercredi qu'il lancerait le 13 juin une offre low-cost de quadruple-play (téléphonie fixe et mobile, internet et télévision), sous sa marque "Sosh", qui démarrera à 34,90 euros.

L'opérateur historique se rapproche ainsi des tarifs quadruple-play pratiqués par son concurrent Free, qui lui-même a annoncé mardi la possibilité d'adjoindre un deuxième forfait mobile à tarif réduit par foyer disposant d'une Freebox.

"Une réaction de la part de SFR, via son offre low-cost +Red+, n'est pas à exclure", ajoute JP Morgan, qui souligne que les deux annonces tarifaires de la semaine "ne vont clairement pas aider le marché (télécoms) dans son ensemble" en termes de rentrées financières.

La semaine dernière, l'Autorité des télécoms (Arcep) a indiqué qu'en 2012 en France, le prix des services mobiles avait chuté de 11,4%.

France Télécom a reconnu fin avril que les baisses de prix importantes opérées sur ses offres mobiles avaient fait plonger son revenu moyen par client (Arpu) de 10,7% sur un an.

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