FMI: la France doit maintenir "l'élan" des réformes

Façade du siège du FMI, à Washington, le 5 juin 2011 [Mandel Ngan / AFP/Archives] Façade du siège du FMI, à Washington, le 5 juin 2011 [Mandel Ngan / AFP/Archives]

La France doit maintenir "l'élan" des réformes structurelles engagées depuis un an pour lever les "fortes rigidités" qui entravent l'activité et réduire les dépenses publiques, a affirmé mardi le FMI qui a légèrement abaissé ses prévisions de croissance pour le pays.

A l'issue de sa mission d'évaluation annuelle, le Fonds monétaire international estime que la récession sera de 0,2% cette année en France (contre -0,1% dans ses précédentes prévisions publiées mi-avril), et que la croissance ne redémarrera que très mollement en 2014, à +0,8% au lieu de +0,9%.

Et encore, ce modeste rebond sera surtout lié "à une amélioration progressive de l'environnement extérieur" et ces prévisions sont en outre entourées de "risques baissiers", prévient le FMI, notamment en raison de la "fragilité" de la conjoncture européenne et de "l'incertitude sur la politique fiscale" du gouvernement "qui pèse sur les décisions de dépenses des ménages et des entreprises".

Ces perspectives "nous font penser que le chômage va continuer à augmenter et qu'il sera difficile d'inverser cette hausse d'ici la fin de l'année", comme l'a promis le président François Hollande, a déclaré le chef de la mission du Fonds pour la France, Edward Gardner, lors d'une conférence de presse à Paris.

"Dans ce contexte, le défi de politique général est de restaurer la compétitivité et de relancer la croissance", car "de fortes rigidités entravent la capacité de l'économie à croître et à créer des emplois", expliquent les experts de l'institution financière dans un communiqué.

Selon le FMI, depuis la mission d'évaluation de l'an dernier, "les autorités ont fait des progrès significatifs sur le front des réformes structurelles". "Cet élan doit être maintenu et élargi", insiste-t-il.

Il appelle notamment à insuffler davantage de concurrence dans les marchés des biens et des services, et à baisser le coût du travail pour les travailleurs peu qualifiés, par exemple via un "assouplissement des contrats".

S'il reconnaît que le rythme de la réduction du déficit public peut désormais être ralenti, le FMI demande d'agir dorénavant "uniquement" sur le levier des dépenses sans augmenter davantage une pression fiscale déjà "excessive".

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