Les assurances "accessoires" trop chères et souvent inutiles, selon l'UFC

Le président de l'UFC-Que Choisir, Alain Bazot en conférence de presse, le 13 octobre 2006 à Paris [Fred Dufour / AFP/Archives] Le président de l'UFC-Que Choisir, Alain Bazot en conférence de presse, le 13 octobre 2006 à Paris [Fred Dufour / AFP/Archives]

Trop chères, souvent inutiles et difficiles à résilier, les assurances accessoires (moyens de paiement, fuites d'eau...) devraient être mieux encadrées par la loi, estime l'association de consommateurs UFC-Que Choisir au terme d'une enquête présentée mardi.

"Les consommateurs estiment très mal le coût et la réalité de ces assurances" qui "passent sous le radar, car séparément elles ne représentent que quelques euros", a expliqué le président de l'association, Alain Bazot, lors d'une conférence téléphonique.

Egalement appelées assurances affinitaires, ce type de produits comprend 6 grandes familles: les extensions de garanties, les assurances sur les moyens de paiement (AMP), sur les produits nomades, sur la téléphonie, sur les chiens et chats et les assurances annulation.

Selon l'UFC, ce marché pèse 3 milliards d'euros en France, et en moyenne chaque Français est équipé d'au moins 2,4 assurances de ce type.

L'association recense trois problèmes majeurs: le démarchage massif en magasin, qui fait que le consommateur ne peut pas faire jouer la concurrence, l'inutilité des produits, car ils peuvent faire doublon avec la loi ou avec d'autres assurances (habitation, CB..), et la difficulté de les résilier.

Ces petites assurances sont souvent des assurances de groupe, régime qui leur permet d'échapper à la loi Châtel, et donc de ne pas avoir à informer leurs clients de la date anniversaire des contrats afin de pouvoir les résilier.

"Ces assurances sont distribuées principalement par des professionnels qui ne sont pas assureurs et jouent sur la peur du consommateur, particulièrement dans le contexte de crise actuel où il a besoin d'être rassuré", regrette M. Bazot.

En conséquence, l'UFC demande à ce que le projet de loi sur la consommation soit amendé pour mieux encadrer ces assurances.

Elle demande à ce que "dans toute communication, les exclusions soient mentionnées de manière aussi explicite que les garanties". Elle réclame également l'obligation pour le vendeur de ce type de produit d'indiquer son niveau de commissionnement.

Enfin, l'UFC souhaite la mise en place d'un véritable dispositif de rétractation sur ces assurances et la possibilité de les résilier à tout moment à partir d'un an.

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