Panneaux solaires: Bruxelles devrait augmenter les taxes sur la Chine

Le commissaire européen au Commerce, Karel De Gucht, et le président de la Commission, Jose Manuel Barroso, le 13 février 2013 à Bruxelles [John Thys / AFP/Archives] Le commissaire européen au Commerce, Karel De Gucht, et le président de la Commission, Jose Manuel Barroso, le 13 février 2013 à Bruxelles [John Thys / AFP/Archives]

La Commission européenne devrait annoncer mercredi l'instauration de sanctions temporaires contre la Chine dans le secteur du solaire malgré les réticences de 18 Etats de l'UE et les menaces de représailles commerciales de Pékin, ont indiqué mardi à l'AFP quatre sources européennes.

Cela devrait se traduire par l'instauration d'une taxe provisoire sur les panneaux solaires importés de Chine. Le taux avancé jusqu'ici était en moyenne de 47% mais il doit être confirmer.

L'instauration de ces taxes pour une durée de six mois "va être publiée mercredi au Journal officiel de l'UE", a indiqué une de ses sources, au fait des discussions.

"Toutes les indications vont dans ce sens-là", a confirmé une deuxième source à Bruxelles.

"Le dossier ne serait pas là où il en est si (le président de la Commission européenne José Manuel) Barroso voulait le bloquer", a estimé une autre source européenne.

En prenant une telle mesure, l'exécutif européen souhaite protéger l'industrie photovoltaïque du Vieux continent, dont la survie est menacée par les pratiques de dumping des industriels chinois. Quelque 30.000 emplois sont en jeu.

Bruxelles a ouvert une enquête qui doit se terminer en décembre sur les pratiques commerciales déloyales de Pékin. Avant le résultat de cette enquête, elle a souhaité début mai sanctionner temporairement la Chine via l'instauration de taxes. Une initiative qui divise en Europe.

Plusieurs Etats membres refusent l'instauration de ces taxes temporaires, en premier lieu l'Allemagne, le premier partenaire européen de la Chine. Dix sept autres Etats sont sur la même ligne et militent pour une solution négociée entre Bruxelles et Pékin, selon plusieurs sources européennes. L'avis des Etats membres est à ce stade uniquement consultatif.

Les Etats devront décider à la fin de l'année si les mesures deviennent permanentes. Une situation qui oblige la Commission à agir finement pour ne pas subir un violent revers en décembre.

Le commissaire européen en charge du Commerce Karel "De Gucht risque la Bérézina en fin d'année s'il ne parvient pas à obtenir une majorité qualifiée" des Etats pour imposer des taxes permanentes", a estimé le coprésident des Verts au Parlement européen, Daniel Cohn-Bendit.

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