FMI : prévisions de croissance en baisse

Le siège du FMI, à Washington. Le siège du FMI, à Washington. [AFP]

Le Fonds monétaire international (FMI) a livré ce mardi 7 octobre ses perspectives de l'économie mondiale. Pour la France, l'institution a revenu à la baisse ses prévisions de croissance, à 0,4% cette année et 1,0% en 2015.

 

Le taux de croissance du Produit intérieur brut (PIB) en volume prévu en 2014 est réduit de moitié par rapport à la prévision antérieure donnée en juillet, et la prévision pour 2015 a été diminuée de 0,5 point, précise mardi le FMI. Le Fonds avait donné en juillet des prévisions de croissance de 0,7% pour 2014 et 1,4% pour 2015.

La différence en points de pourcentage avec juillet n'est pas exactement la même que celle publiée mardi du fait que le FMI arrondit ses chiffres.

La France se situe sous la moyenne des prévisions de croissance pour la zone euro, qui sont de 0,8% cette année et 1,3% l'an prochain. Ces taux sont eux aussi révisés à la baisse depuis juillet, de 0,3 point et 0,2 point respectivement.

Elle est très en-deçà de l'expansion de l'activité économique prévue pour l'Allemagne: de 1,4% en 2014 et 1,5% en 2015.

 

Mêmes prévisions que le gouvernement

L'organisation basée à Washington a désormais les mêmes prévisions de croissance pour cette année et l'an prochain que celles données par le gouvernement français la semaine dernière dans son projet de budget pour 2015. L'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) avait donné les mêmes chiffres en septembre.

Dans l'entourage du ministre des Finances et des Comptes publics Michel Sapin, on "note que les prévisions du FMI, tout comme celles de l'OCDE le mois dernier, sont identiques aux prévisions du gouvernement pour 2014 et pour 2015". L'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) avait aussi abaissé le 2 octobre sa prévision pour 2014, à 0,4% au lieu de 0,7% en juin. 

La prévision d'inflation du FMI pour 2015 est la même que celle du gouvernement (0,9%). Pour cette année, elle est légèrement supérieure (0,7% contre 0,5%).

 

À suivre aussi

Ailleurs sur le web

Derniers articles