TGV : vers une hausse des prix et un durcissement du remboursement ?

Photo d'illustration.[Philippe Huguen / AFP/Archives]

Selon EconomieMatin.fr, la SNCF explorerait trois pistes pour combattre la perte de rentabilité du TGV. Parmi elles, la société envisagerait une hausse des prix de la première classe et un durcissement des conditions d’échange et de remboursement des billets.

 

Il y a peu, on apprenait que la cour des Comptes surveillait de très près la SNCF dont les TGV étaient de moins en moins rentables. Pour lutter contre ces pertes, la société aurait envisagé plusieurs pistes dans un document que s’est procuré le site EconomieMatin.fr.

L’une d’elle met en avant une hausse des prix des billets pour les premières classes. Deux options sont ainsi étudiées. La SNCF pourrait opérer une augmentation fixe de 12 euros pour les Première Pro occasionnel et de 6 euros pour les Première Frequence Pro sur les principales lignes comme Paris-Lyon, Paris-Marseille, Paris-Bordeaux, ou Paris-Strasbourg.

L’autre piste serait d’augmenter de 8 euros l’ensemble des billets de première classe. L’une ou l’autre hausse des prix permettrait un bénéfice net de 10 millions d’euros selon le rapport.

 

Remboursements plus strictes

La deuxième idée de la SNCF serait de rendre plus stricte les conditions de remboursement et d’échange. Cette fois encore, plusieurs pistes sont envisagées. Sur les billets standards, la société songerait ainsi à rendre le remboursement impossible sept jours avant le départ. Quinze euros seraient retenus en cas d’échange.

Une autre option serait d’aligner les conditions d’échange et de remboursement à celles pratiquées pour l’idTGV. En somme, le remboursement serait impossible et l’échange, jusqu’à cinq heures avant le départ, serait tarifié. Ces nouvelles modalités permettraient à la SNCF un gain de 25 millions d’euros par an.

 

Disparition des wagons-restaurants

Enfin la dernière piste envisagée serait la disparition des wagons-restaurants sur les trajets courts. "La suppression du bar sur les 39.000 courses de moins de trois heures hors Paris-Lyon et week-end aurait un impact positif d’environ 12 millions d’euros," affirme ainsi le document.

 

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