Croissance : la France fait un peu mieux que prévu

Les dépenses de consommation des ménages continuent à progresser, enregistrant une hausse de +0,2% au troisième trimestre de l'année 2014. [Jean-Philippe Ksiazek / AFP/Archives]

La France a affiché au troisième trimestre une croissance de 0,3% par rapport au deuxième, selon la première estimation publiée vendredi par l'Insee, un peu meilleure que prévu.

 

La Banque de France par exemple n'attendait que 0,2% et la plupart des économistes étaient encore plus pessimistes.

L'institut national de la statistique et des études économiques a par contre revu en baisse la performance économique française de l'été en annonçant que le Produit intérieur brut au deuxième trimestre avait baissé de 0,1%. La première estimation avait fait état d'une stagnation.

Le ministre des Finances, Michel Sapin, a estimé dans un communiqué que la prévision gouvernementale d'une croissance française de 0,4% en 2014 se trouvait "confortée" après l'annonce des chiffres du troisième trimestre. Il a toutefois jugé que l'activité restait "trop faible" pour créer des emplois.

 

+0,2% pour les dépenses de consommation des ménage

L'économie au troisième trimestre en France a été soutenue par les dépenses de consommation des ménages, qui ont continué à progresser, quoique moins vite qu'au deuxième trimestre (+0,2% contre +0,3%), et surtout par les dépenses de consommation des administrations publiques, qui ont grimpé de 0,8% cet été.

L'investissement, public comme privé, a une nouvelle fois reculé (-0,6%).

Dans le détail, l'investissement des entreprises a certes à nouveau fléchi, mais moins fortement que lors des trimestres précédents: -0,1% contre -0,5% au printemps et -0,6% au premier trimestre.

Mais l'investissement des ménages, c'est-à-dire essentiellement l'achat de logement, a lui reculé de 1,7% au troisième trimestre, tandis que celui des administrations publiques a baissé de 1,2%, le plus fort recul observé depuis le début de l'année.

 

Une contribution du commerce extérieur négative

La contribution du commerce extérieur à l'évolution du PIB a été négative (-0,2 point), comme c'est le cas chaque trimestre depuis le début de l'année, en raison d'importations qui progressent plus vite que les exportations.

La France a ouvert le bal de la publication des chiffres de la croissance vendredi; elle doit être suivie de l'Allemagne puis de la zone euro dans son ensemble.

 

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