Chômage : les mauvaises nouvelles s'enchaînent

[Philippe Huguen / AFP/Archives]

Avant la publication, jeudi soir, des chiffres du chômage d'octobre, tous les indicateurs sont au rouge.

 

Les mauvais présages s’accumulent. Alors que les chiffres du chômage du mois d’octobre doivent être publiés jeudi soir par le ministère du Travail, tout tend à indiquer qu’ils seront, une fois de plus, à la hausse.

Dernier élément en date : le baromètre Prism’Emploi, publié mercredi, révèle que les embauches en intérim ont chuté de 2,9 % en octobre par rapport à la même période l’an dernier. Elles sont tirées par le bas par le secteur du BTP qui, avec une baisse de 20,6 % de ses effectifs sur la période, apparaît particulièrement sinistré.

Si ces résultats inquiètent, c’est que l’emploi intérimaire est traditionnellement considéré comme un indicateur précurseur des tendances sur le marché du travail. En outre, dans un rapport publié mardi, l’OCDE n’anticipait aucune amélioration avant 2016, notamment en raison d’une croissance trop faible.

 

Vers une réforme d’ampleur ?

S’ils se révélaient en hausse, après un mois de septembre particulièrement mauvais, les chiffres du chômage atteindraient un nouveau record. L’exécutif, qui a déjà joué la carte des contrats aidés pour soutenir la création d’emploi, compte désormais sur la mise en oeuvre du pacte de responsabilité pour inverser la tendance. Et se penche désormais sur des réformes structurelles pour soutenir le marché du travail.

C’est l’objectif de la loi pour l’activité, que le ministre de l’Economie, Emmanuel Macron, doit présenter le 10 décembre prochain. Celle-ci permettra notamment d’assouplir l’encadrement du travail dominical.

Mais faut-il aller plus loin ? Un rapport pour sortir de la crise, rédigé par deux économistes français et allemand, doit être remis aujourd’hui à Paris et Berlin. Selon le magazine allemand Der Spiegel, ce texte proposerait une série de mesures chocs, comme le gel des salaires pendant trois ans pour redonner de la compétitivité aux entreprises, ou l’assouplissement des 35 heures.

Des suggestions qui, du moins pour la première, semblent impossibles à mettre en oeuvre dans l’Hexagone. 

 

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