Moscou tente de sauver le rouble et son économie

Un homme marche à côté d'un agent de change à Moscou le 4 octobre 2011. Le rouble a poursuivi sa dégringolade vendredi, atteignant le plus bas niveau de son histoire par rapport à l'euro [Andrey Smirnov / AFP/Archives]

Après avoir vécu deux journées cauchemardesques, lors desquelles le rouble a perdu 9,5 % puis 7 %, les autorités russes tentaient ce mercredi de reprendre les choses en main.

 

Le ministère des Finances a annoncé qu’il allait procéder à la vente de devises étrangères afin de soutenir la monnaie russe, la jugeant «extrêmement sous-évalué(e)».

Dans le même temps, la banque centrale annonçait des mesures de soutien au système financier, visant à faciliter l’accès aux devises étrangères et à protéger les banques des pertes comptables qui pourraient les fragiliser.

Cette mobilisation semblait hier porter ses fruits, puisque la monnaie reprenait des couleurs à un euro pour à 76,56 roubles, contre 85,15 la veille.

 

A la veille d'une crise économique ?

Mais la situation était loin d’être réglée. Car les causes de cette crise économique sans précédent depuis le défaut de paiement de la Russie en 1998 sont toujours présentes : les sanctions occidentales prises en réaction à l’attitude de la Russie dans la crise ukrainienne et la baisse des cours du pétrole.

L’inflation, qui a atteint près de 10 % sur un an, menace toujours de s’accentuer, incitant les Russes à se presser dans les magasins. 

 

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