Accord européen sur la Grèce : Hollande salue "un bon compromis"

Le Premier ministre grec Alexis Tsipras.[ARIS MESSINIS/AFP]

Le président François Hollande a qualifié samedi matin de "bon compromis" l'accord, vendredi à Bruxelles, visant à prolonger de quatre mois, sous conditions, le financement européen de la Grèce, en évitant un risque de sortie de l'euro.

 

"C'est pour l'Europe et pour la Grèce un bon compromis qui a été trouvé", a estimé M. Hollande en marge d'une visite au salon de l'Agriculture, à Paris.

"Sur le dossier de la Grèce, nous avons cherché la bonne solution", a-t-il expliqué. "La bonne solution, c'était de prolonger le financement permettant à la Grèce d'assurer sa transition et de pouvoir honorer ses engagements".

 

Laisser du temps

"La bonne solution, c'était aussi de lui laisser le temps pour que ses reformes soient engagées et que le respect des électeurs grecs soit aussi préservé", a-t-il encore précisé.

L'Europe s'est engagée à prolonger le financement de la Grèce de quatre mois, mais sous de strictes conditions soumises à examen dès la semaine prochaine. 

 

Des réformes présentées lundi

Le compromis a été trouvé au prix de nombreux engagements grecs, au terme d'une réunion "laborieuse", la troisième en moins de dix jours pour les 19 ministres de la zone euro. 

Athènes doit présenter d'ici lundi soir une liste de réformes qui devra être approuvée par ses créanciers, désormais désignés sous le terme d'"institutions" (UE, BCE et FMI), les Grecs ne voulant plus entendre parler de la "troïka".  

 

Crédibilité et solidarité de l'Europe

"L'Europe, elle doit montrer de la crédibilité, elle doit montrer aussi de la solidarité. De la crédibilité parce que nous devons montrer que nous avons des règles et qu'elles valent pour tous les pays (...) De la solidarité, parce que quand il y a des pays qui souffrent il est légitime que nous puissions les accompagner tout en leur demandant de respecter leurs engagements", a expliqué François Hollande.

"La Grèce a fait beaucoup d'efforts ces dernières années. Il y a eu beaucoup de sacrifices qui ont été demandés", a-t-il affirmé. "Maintenant il faut donner du temps, mais en même temps toujours respecter les engagements, car ce sont les contribuables français, allemands et européens qui ont permis que la Grèce puisse s'en sortir".

"Nous cherchons avec (la chancelière allemande) Angela Merkel toujours le bon compromis, la bonne solution. Et quand la France et l'Allemagne arrivent a se mettre d'accord, c'est toute l'Europe qui en sort renforcée", a-t-il conclu.

 

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