Grèce : Merkel s'oppose à une réduction de la dette

Angela Merkel (Photo d'archives)[ALAIN JOCARD / AFP]

Alors que le FMI a jugé mercredi "nécessaire" une restructuration de la dette grecque, la chancelière allemande Angela Merkel a redit jeudi 9 juillet son opposition à une telle option.

 

"J'ai dit qu'une réduction (de la dette) classique est pour moi hors de question. Et cela n'a pas changé entre avant-hier (mardi, lors du sommet à Bruxelles) et aujourd'hui", a indiqué lors d'une conférence de presse la chancelière, en déplacement dans les Balkans.

Athènes, qui a jusqu'à 00H00 (22H00 GMT) pour présenter son plan de réformes, réclame un allègement de l'énorme dette de la Grèce, qui atteint 320 milliards d'euros, soit 180% du PIB du pays.

Mercredi, la directrice générale du FMI, Christine Lagarde, a indirectement soutenu cette demande en affirmant qu'une réduction de la dette de la Grèce était "nécessaire".

 

Refus catégorique

Mais les Européens, à commencer par l'Allemagne, ne veulent pas en entendre parler. "En 2012, nous nous sommes déjà occupé de la soutenabilité de la dette, nous avons déjà octroyé des prolongations, nous avons déjà décalé à 2020 les remboursements des crédits du fonds de sauvetage de la zone euro", a rappelé la dirigeante allemande.

Athènes a déposé une nouvelle demande d'aide mercredi mais "je ne suis pas en mesure actuellement de dire (...) ce que cela signifie, ni si le programme suffit (...) ni ce qu'il en résultera pour la soutenabilité de la dette" grecque, a-t-elle poursuivi.

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