Les banques commencent à supprimer leurs distributeurs de billets

Un DAB ne serait plus rentable qu’au delà de 3 500 retraits contre 3 000 auparavant.[Jacques Demarthon / AFP/Archives]

Le boom des paiements sans contacts et la baisse des commissions interbancaires contraindraient les établissements bancaires à revoir leur politique de déploiement de leurs distributeurs automatiques de billets (DAB).

 

Le parc d’automates bancaires stagne ces derniers mois. Après le spectaculaire déploiement des DAB aux quatre coins de l’Hexagone dans les années 2000, plusieurs banques réfléchissent aujourd'hui sérieusement à en supprimer ici et là.

"Le besoin de cash diminue parce que les paiements par carte bancaire progressent, notamment avec le développement du sans-contact, qui permet de payer par carte à partir du premier euro ", indique ainsi aux Echos Didier Cocheteau, le directeur des paiements du groupe BPCE qui a constaté que les retraits de billets dans les automates ne progressaient plus. Si bien que le groupe envisage de proposer à ses agences Banque Populaire et Caisse d’Epargne de supprimer rien de moins que des automates au cas par cas.

Même son de cloche au Crédit Agricole qui a enregistré, lui, une baisse du nombre de retraits dans ses automates de 0,2% en 2014. La faute à des seuils de rentabilité pour chaque automate sensiblement plus élevés ces derniers temps. Les contraintes réglementaires en matière de sécurité se sont accrues. Sans compter la baisse des commissions interbancaires, quand un client retire de l’argent chez un concurrent, passées de 0,72 à 0,57 euro en 2011. Et en définitive, un DAB ne serait plus rentable qu’au delà de 3 500 retraits contre 3 000 auparavant. Une fréquentation dont ne peuvent pas se targuer tous les automates bancaires de France.

 

À suivre aussi

Ailleurs sur le web

Derniers articles