La SCPI qui rit, l’assurance vie qui pleure : déplacez votre épargne en 2017

 

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La Fédération Française de l'Assurance (FFA) vient de publier les chiffres provisoires de l'assurance-vie à fin octobre. Le moins qu'on puisse dire est qu'ils sont mauvais. En effet, la collecte nette, c'est-à-dire la différence entre les cotisations versées par les épargnants et les sommes versées par les assureurs, est négative. Les Français ont ainsi sorti 100 millions d'euros sur un seul mois de leurs contrats d'assurance vie.

Cette évolution semblait prévisible. Pour rappel, la collecte nette du mois de septembre avait été nulle, les retraits compensant les dépôts. Le phénomène observé pour le mois d'octobre est d'autant plus à mettre en exergue que c'est la première fois depuis décembre 2013 qu'il se produit. Nous en saurons plus le mois prochain sur la poursuite de cette tendance mais il demeure certain que le désamour des Français pour l'assurance-vie commence à se traduire dans les chiffres.

Rappelons qu'en 2015, le rendement moyen des contrats d'assurance-vie en euros a été de 2,27 % et que, pour cette année, il devrait passer sous la barre des 2,00 %. Il s'agit donc d'un taux très faible et nos compatriotes s'interrogent de plus en plus sur la pertinence de continuer à alimenter leurs contrats ou d'en ouvrir de nouveaux.

En outre, l'article 21 bis du projet de loi relatif à la transparence, à la lutte contre la corruption et à la modernisation de la vie économique - dite loi Sapin II - adopté le 8 novembre dernier prévoit la possibilité pour les pouvoirs publics, et plus particulièrement pour le Haut Conseil de stabilité financière (HCSF), en cas de crise grave, de limiter tout retrait pendant une période de six mois sur les contrats d'assurance-vie, voire tout simplement de les bloquer. Pour mémoire, le HCSF est l'autorité macroprudentielle chargée d'exercer la surveillance du système financier français dans son ensemble.

Il en découle une inquiétude légitime de ne pas recouvrer son argent. L'angoisse des épargnants est donc totalement fondée. Les conséquences de cette mesure sont d'autant plus lourdes que l'encours des contrats d'assurance-vie, c'est-à-dire la somme des provisions mathématiques et de celles pour participation aux bénéfices atteignait, toujours au 31 octobre, la somme considérable de 1 621 milliards d'euros.  

Bien évidemment, il convient d'être particulièrement attentif(ve) aux suites de cette mesure et le mieux semble de prendre les devants pour son épargne.

Il devient désormais judicieux de consacrer une partie de son patrimoine à l'achat de parts de sociétés civiles de placement immobilier (SCPI) afin de bénéficier des nombreux avantages de ce placement plébiscité cette année par nos compatriotes.

Les SCPI ont rapporté en moyenne 4,85 % de rendement à leurs associés en 2015 et le prix des parts a été, toujours en moyenne, revalorisé de 1,55 %. En outre, l'achat de parts de SCPI évite aux souscripteurs tout souci de gestion puisque c'est la société de gestion à l'origine de  la SCPI qui s'occupe de tout. De surcroît, les SCPI de rendement sont de plus en plus internationalisées sur la zone euro et la création de SCPI thématiques (santé, logistique, environnement) ouvre de très importantes perspectives.

Une question demeure toutefois : "Est-il pertinent de loger ses parts de SCPI dans un contrat d'assurance-vie ?"

Gardons à l'esprit que tous les contrats d'assurance-vie sont concernés par les dispositions de la loi Sapin II, c'est-à-dire également ceux qui logent des parts de SCPI.

Pour Lionel Benhamou, associé-fondateur de La Centrale des SCPI, leader de la distribution de SCPI par Internet en France, il s'agit d'une option à éviter : "Loger ses parts de SCPI dans un contrat d'assurance-vie limite le choix des SCPI puisque toutes les sociétés de gestion n'y sont pas favorables, engendre des frais supplémentaires, et prive l'épargnant d'une partie des dividendes puisque certains assureurs ne les reversent pas intégralement à leurs clients."

Mieux vaut donc acheter ses parts de SCPI en direct grâce aux conseils de professionnels afin de disposer du panel le plus large, de percevoir 100 % des dividendes versés, et de limiter au minimum les frais.

Il est également impossible d'acheter à crédit des parts de SCPI logées dans un contrat d'assurance-vie, de même qu'en nue-propriété. Il faut aussi veiller à bien vérifier la solidité financière de la compagnie d'assurance avant d'y ouvrir un contrat. Enfin, comme c'est la compagnie d'assurance qui est propriétaire des parts et non le souscripteur du contrat, celui-ci ne peut participer à la vie de la SCPI et n'a pas le droit de voter lors des assemblées générales.

La plateforme internet La Centrale des SCPI dispose de nombreux partenariats avec des sociétés de gestions comme par exemple Corum AM, Perial AM, Primonial REIM, Paref Gestion et bien d’autres pour vous conseiller librement.   

En tout état de cause, afin de garder toute latitude, privilégiez l'achat de parts de SCPI en direct. Sur le long terme, c'est un choix gagnant.

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