Les économies d'énergie dans le logement social

Logement social à Pantin Un immeuble HLM à Pantin, en région parisienne. Photo d'illustration. [JACQUES DEMARTHON / AFP]

Parler concret, offrir des coupe-veilles, aviser par SMS quand on dépasse les seuils de consommation: des initiatives sont prises en France et à l'étranger pour aider les locataires de logements sociaux à basse consommation d'énergie à faire vraiment des économies.

D'après les premiers retours d'expériences en France, qui sont rares, "les économies observées ne permettent pas forcément de compenser les investissements de départ ni d'assurer une réduction des charges pour le locataire", note l'étude "Comportement des occupants et performance énergétique des bâtiments", publiée mardi.

Mais les retours d'expériences dans d'autres pays montrent qu'"avec un effort d'accompagnement et un suivi", les consommations sont en phase avec les estimations en quelques années.

En France, l'étude, réalisée par le cabinet Utopies spécialisé en conseils sur le développement durable, souligne le rôle d'accompagnateurs que pourraient jouer les volontaires en service civique spécialisés dans le logement social et impliqués dans le programme Mediaterre.

Dans la communication vers les locataires, il faut "parler concret" et "adapter les messages" aux valeurs dominantes, telles que argent, santé ou bien-être, explique l'étude.

En Allemagne, à Luwoge, les travaux de rénovation d'immeubles vont de pair avec l'installation d'un bureau d'information sur les économies d'énergie et un logement témoin. A Potsdam, on distribue des thermomètres et un comparatif de la consommation dans les bâtiments à basse consommation d'énergie.

Aux Pays-Bas, à Enschede, un bailleur a offert à ses locataires, au moment de la rénovation, une "energy box" avec ampoules basse consommation et coupe-veilles.

L'organisme de logement social "Le Toit angevin" a lancé une démarche permettant de mesurer les consommations énergétiques des locataires dans le parc locatif existant, avec un suivi des consommations et des alertes par SMS en cas de dépassements de seuil. Le but est de réduire de près de 7% la consommation de chauffage.

Adapter les messages aux motivations du locataire, inscrire l'éco-engagement dans une dynamique collective: les locataires de logements sociaux à basse consommation d'énergie doivent être encadrés "de façon appropriée" lors de la "période critique" des premières années, conclut l'étude.

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