Le "diesel tue": le cri d'alarme de FNE

Une voiture passe devant l'inscription "Le diesel tue" sur les quais de Seine à Paris le 6 juillet 2012[AFP]

"Le diesel tue": France Nature Environnement (FNE) a profité des premiers départs en vacances pour interpeller directement les automobilistes parisiens sur les conséquences de l'"hyper-diéselisation" du parc automobile sur la qualité de notre air et sur notre santé.

L'ONG a fait faire une oeuvre graphique, le long d'une voie rapide en bord de Seine, réalisée en "reverse graffiti", une technique consistant à "écrire" au pochoir en décapant un mur noirci par la pollution avec un nettoyeur haute pression.

Equipant près de 60% du parc automobile français, principalement en raison d'une politique fiscale avantageuse, "le moteur diesel tue, rend malade et coûte cher", a dénoncé Benoît Hartmann, porte-parole de FNE (fédération de 3.000 associations).

Selon un rapport en préparation du Commissariat général du développement durable, le coût de pollution atmosphérique, à travers les soins mais aussi la perte de bien-être ou les décès, est "a minima, entre 20 et 30 milliards d'euros par an pour la France métropolitaine".

Les particules fines, des polluants émis par le diesel mais aussi l'industrie et le chauffage au bois, seraient à l'origine de 42.000 décès prématurés chaque année en France, selon le ministère de l'Ecologie.

Les particules de suie qui s'échappent des pots d'échappement des véhicules diesel contribuent également au réchauffement climatique.

Pour FNE, il est donc urgent de "sortir le diesel de nos villes".

L'ONG préconise notamment des mesures visant à interdire l'accès en ville des camions, en installant par exemple des "plateformes d'éclatement de proximité" en ville, permettant d'assurer les derniers kilomètres via des véhicules moins polluants (utilitaires électriques ou à gaz, vélo électrique...).

Pour les particuliers, elle pousse les "solutions alternatives" comme les parking-relais à l'entrée des villes et des tickets couplés parking-transport en commun pour inciter les automobilistes à lâcher le volant.

Quant aux Zapa, des zones interdites aux véhicules les plus polluants que doivent expérimenter plusieurs agglomérations françaises en 2013, FNE estime que le projet doit encore être améliore, notamment en prenant mieux en compte des critères sociaux et les émissions de CO2.

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