Déchets nucléaires en France : plus de 2,6 millions de m3 en 2030

Des "big bags" renfermant des déchets nucléaires faiblement radioactifs, en juin 2009 dans l'usine de Pierrelatte[AFP/Archives]

Plus de 1,3 million de mètres cubes de déchets nucléaires en tous genres étaient stockés en France fin 2010, un volume appelé à doubler d'ici 2030, selon l'inventaire publié mercredi par l'Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra).

Ces déchets radioactifs proviennent principalement des centrales nucléaires (59%) mais aussi de laboratoires de recherche (26%), des activités militaires (11%), de l'industrie non nucléaire (3%) et du secteur médical (1%), selon l'Andra, qui publie son inventaire tous les trois ans.

A la fin 2007, la France stockait 1,15 million de m3 de déchets radioactifs, devenus 1,320 million de m3 fin 2010. Ce volume devrait atteindre 2,7 millions de m3 en 2030, selon les nouvelles prévisions.

Ces déchets sont d'origine et de nature extrêmement diverses, insiste l'organisme public chargé de leur gestion.

Les plus dangereux sont les déchets dits "de haute activité" (HA), qui proviennent pour l'essentiel du traitement des combustibles usés dans les 59 réacteurs nucléaires de l'Hexagone. Fin 2010, ces déchets HA représentaient 2.700 m3, soit seulement 0,2% du total déjà produit. Mais ils contiennent à eux seuls 96% de la radioactivité totale des déchets nucléaires.

Leur volume devrait doubler d'ici 2030, pour atteindre 5.300 m3.

Viennent ensuite les déchets de "moyenne activité à vie longue" (MA-VL), dont la radioactivité prend plus de 31 ans pour diminuer de moitié. Ces déchets (40.000 m3), sont surtout issus des gaines entourant les combustibles nucléaires.

Les déchets HA et MA-VL ont vocation à être enfouis dans le Centre industriel de stockage géologique (Cigéo) à l'étude par l'Andra, qui devrait ouvrir en 2025 à la limite de la Meuse et de la Haute-Marne.

Les déchets de faible et moyenne activité à vie courte, liés à la vie des installations nucléaires ou produits par les laboratoires de recherche et médicaux, représentent 830.000 m3, soit 63% du volume total mais seulement 0,02% de la radioactivité.

Issus du démantèlement des premières centrales au graphite ou de l'ancienne industrie du radium, les déchets de faible activité à vie longue (87.000 m3) constituent 7% du total et environ 0,01% de la radioactivité.

Le reste des déchets est constitué de ferrailles, béton et gravats produits par l'industrie, 360.000 m3 fin 2010 mais une part infime de la radioactivité totale. Leur stock devrait atteindre 1,3 million de m3 en 2030.

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