Pesticides : Dole annonce l'abandon de 38 actions en justice

Le producteur américain de bananes et d'ananas Dole Food Company a annoncé jeudi l'abandon de 38 actions en justice intentées à son encontre aux Etats-Unis et au Nicaragua par d'anciens salariés se plaignant des conséquences pour leur santé d'un pesticide désormais banni.[AFP] Le producteur américain de bananes et d'ananas Dole Food Company a annoncé jeudi l'abandon de 38 actions en justice intentées à son encontre aux Etats-Unis et au Nicaragua par d'anciens salariés se plaignant des conséquences pour leur santé d'un pesticide désormais banni.[AFP]

Le producteur américain de bananes et d'ananas Dole Food Company a annoncé jeudi l'abandon de 38 actions en justice intentées à son encontre aux Etats-Unis et au Nicaragua par d'anciens salariés se plaignant des conséquences pour leur santé d'un pesticide désormais banni.

L'abandon de ces procédures découle de la signature en fin d'année dernière d'un accord amiable, a précisé Dole, sans en détailler la teneur.

Parmi les procédures abandonnées figuraient deux procès en cours au Nicaragua qui l'exposaient à 907,5 millions de dollars de dommages, alors que la valorisation boursière du groupe californien dépassait tout juste 1,1 milliard de dollars mercredi à la clôture de Wall Street.

Ces procédures en justice étaient menées par le cabinet d'avocats ProvostUmphrey, représentant d'anciens salariés se plaignant des conséquences sur leur santé de l'utilisation du pesticide DBCP dans les plantations de Dole.

A l'origine fabriqué par Dow Chemical, le DBCP (dibromochloropropane) est la substance active de traitements contre les vers ravageurs des bananeraies. Après la découverte de ses conséquences néfastes sur la reproduction humaine, il a été interdit à la vente dans de nombreux pays, dès 1979 aux Etats-Unis.

Cité dans un communiqué, le vice-président de Dole Michael Carter a souligné que l'accord réglait complètement le contentieux avec ProvostUmphrey et le rapprochait du moment où toutes les procédures engagées autour du DBCP seraient réglées. Pour autant, le groupe continue d'affirmer qu'il n'existe "aucune base scientifique sérieuse de prétendues conséquences pour la santé de l'utilisation dans les champs du DBCP".

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