L'UE envisage de réduire l'utilisation des biocarburants

Accusée par les ONG d'avoir encouragé sans discernement le recours aux biocarburants, le Commission européenne envisage de réviser ses objectifs en plafonnant l'utilisation des biocarburants qui ont un fort impact sur l'affectation des sols, selon un projet de loi vu par l'AFP. [AFP] Accusée par les ONG d'avoir encouragé sans discernement le recours aux biocarburants, le Commission européenne envisage de réviser ses objectifs en plafonnant l'utilisation des biocarburants qui ont un fort impact sur l'affectation des sols, selon un projet de loi vu par l'AFP. [AFP]

Accusée par les ONG d'avoir encouragé sans discernement le recours aux biocarburants, le Commission européenne envisage de réviser ses objectifs en plafonnant l'utilisation des biocarburants qui ont un fort impact sur l'affectation des sols, selon un projet de loi vu par l'AFP.

En 2009, l'UE s'était fixée l'objectif ambitieux que les énergies renouvelables représentent d'ici 2020 10% de la consommation d'énergie du secteur des transports.

Or cette législation n'a pas pris en compte les conséquences néfastes du boom de certains biocarburants sur l'affectation des sols (déforestation, pénuries de céréales...), aujourd'hui vivement dénoncées par les ONG environnementales et de développement ou par l'ONU.

Bruxelles estime aujourd'hui qu'il faut "faire évoluer le bouquet énergétique de biocarburants en faveur des plus performants" et des plus neutres en matière d'impact sur les sols, selon une source européenne.

Le texte propose que la part de l'énergie issue de biocarburants à base de cultures alimentaires, tels que le colza ou les céréales, soit plafonnée à 5% de la consommation finale d'énergie dans les transports d'ici 2020. Actuellement, cette part est déjà de 4,5%.

Il cherche aussi à encourager le développement de biocarburants innovants (à base d'algues ou de déchets) qui ont un moindre impact sur les sols.

Selon une source européenne, le projet pourrait être publié par la Commission courant octobre.

Dans un récent rapport, l'organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) a dénoncé les "pressions sur des ressources clé comme l'eau et les terres" que peut avoir le développement des bioénergies "lorsqu'il n'est pas bien géré".

Robbie Blake, de l'ONG Les Amis de la Terre, se félicite du constat tiré par la Commission même s'il estime qu'elle ne va pas assez loin en tirant les conséquences. "Nous devons supprimer le recours aux biocarburants tirés de cultures alimentaires, pas le porter à 5%", estime-t-il.

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