Le Japon annonce vendredi l'arrêt à terme de la production nucléaire

Le Premier ministre Yoshihiko Noda, le 12 septembre 2012 à Tokyo [Toru Yamanaka / AFP] Le Premier ministre Yoshihiko Noda, le 12 septembre 2012 à Tokyo [Toru Yamanaka / AFP]

Le gouvernement japonais va annoncer ce vendredi mettre un terme à la production nucléaire du pays d'ici aux années 2030, dix-huit mois après l'accident de Fukushima, rapporte la presse japonaise.

Le Premier ministre Yoshihiko Noda devait réunir ses principaux ministres à 16H30 locales (07H30 GMT) autour du nouveau plan énergétique à établir pour tirer les conséquences de la catastrophe, ont affirmé les agences de presse Jiji et Kyodo.

D'après la presse, ce plan comprendra notamment l'arrêt progressif des 50 réacteurs du pays d'ici à la décennie 2030, faisant du Japon le troisième pays au monde après l'Allemagne et la Suisse à décider de sortir du nucléaire depuis Fukushima.

L'énergie nucléaire représentait près de 30% de la consommation de courant au Japon avant l'accident qui a débuté le 11 mars 2011 dans la centrale Fukushima Daiichi (220 km au nord-est de Tokyo), consécutif à un puissant séisme et le passage d'un tsunami géant sur la région.

Elle ne compte toutefois que pour une très faible part à l'heure actuelle, seuls deux réacteurs étant actuellement en opération, dans le centre du Japon. Les autres sont arrêtés, soit à cause d'un séisme soit en raison des mesures de sécurité supplémentaires exigées par les autorités après l'accident.

Depuis des mois, les autorités planchent sur un "nouveau plan énergie" pour le Japon qui a dû fortement augmenter ses importations de gaz naturel depuis l'accident pour compenser la baisse de production nucléaire.

La semaine dernière, le Parti Démocrate du Japon (PDJ, centre-gauche) de M. Noda a publié un programme énergétique qui devrait servir de canevas aux décisions du gouvernement.

Le PDJ a souligné que la troisième puissance économique mondiale devait "mettre toutes ses forces dans la balance pour qu'aucune centrale nucléaire ne fonctionne lors de la décennie 2030".

Il a édicté trois principes pour y parvenir: ne plus construire de centrale nucléaire, arrêter les réacteurs existants après 40 ans d'activité et n'accepter le redémarrage des tranches suspendues qu'après des examens de sécurité menés par une autorité ad hoc.

Le programme du PDJ suggère aussi que le Japon développe davantage les énergies renouvelables, prenne des mesures d'économie d'énergie, exploite les ressources des mers entourant l'archipel et se fournisse à un prix raisonnable en GNL (gaz naturel liquéfié) et autres énergies fossiles, y compris les gaz de schiste.

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