Montebourg : le nucléaire n'est pas "abandonné"

Arnaud Montebourg, le 31 août 2012 Arnaud Montebourg, le 31 août 2012[ERIC PIERMONT / AFP]

Les annonces de François Hollande dans le nucléaire ne signifient pas "que le nucléaire est abandonné", mais qu'"il s'agit plutôt de rééquilibrer la place de l'atome dans le mix énergétique", affirme lundi le ministre du Redressement productif dans Le Monde daté de mardi.

"Le cap donné par François Hollande (lors de la conférence environnementale vendredi, ndlr) va conduire à ce que les modes de production énergétique centralisés prennent de moins en moins de place. Cela ne veut pas dire que le nucléaire est abandonné", affirme le ministre.

"Au contraire. Nous construisons l'EPR de Flamanville et nous exportons cette technologie à l'étranger. Il s'agit plutôt de rééquilibrer la place de l'atome dans le mix énergétique", ajoute-t-il.

Arnaud Montebourg avait provoqué une tempête politique au coeur de l'été en déclarant que le nucléaire était "une filière d'avenir".

"Pour ma part, je préfère que les renouvelables viennent se substituer aux énergies fossiles fort émettrices de gaz carbonique et pas au nucléaire", insiste-t-il, estimant "irréaliste de vouloir diminuer le nucléaire et le pétrole tout en trouvant de l'argent pour financer les renouvelables".

A propos du gaz de schiste, autre sujet sur lequel sa position a fait polémique, le ministre considère que "le président de la République a condamné la fracturation hydraulique destructive de l'environnement mais pas le gaz de schiste en soi" et que "si la recherche évolue sur cette technique, il sera bien temps d'en reparler".

Par ailleurs, au sujet du déséquilibre du parc automobile français, aujourd'hui majoritairement diesel, alors que ces moteurs sont réputés émetteurs de particules fines cancérigènes, le ministre trouve que ce sujet mérite "réflexion". "Est-ce qu'il faut (...) travailler à un rééquilibrage ? La question mérite d'être discutée et traitée sur le long terme", considère-t-il. "Ce déséquilibre est exclusivement lié aux écarts de fiscalité. Il faudra bien à un moment que nous ayons une réflexion sur ce sujet, en associant constructeurs et consommateurs. C'est un chantier pour les dix ans qui viennent", déclare-t-il.

 

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