Batho répond aux "inquiétudes" des industriels

La ministre de l'Ecologie Delphine Batho, le 15 mai 2013 à l'Assemblée nationale [Patrick Kovarik / AFP] La ministre de l'Ecologie Delphine Batho, le 15 mai 2013 à l'Assemblée nationale [Patrick Kovarik / AFP]

La ministre de l'Ecologie Delphine Batho a tenté vendredi de répondre aux "inquiétudes" des industriels sur les conséquences économiques du débat sur la "transition énergétique", en soulignant les risques d'un "statu quo" et en appelant les chefs d'entreprise au "compromis".

"J'entends un certain nombre de remarques ou d'inquiétudes depuis un certain nombre de semaines ou de mois, comme si le gouvernement n'avait pas la pleine compréhension des intérêts économiques et des enjeux industriels liés à la transition énergétique", a déclaré la ministre.

Mme Batho, qui intervenait à un colloque organisé par l'Association française des entreprises privées (Afep), a expliqué vouloir répondre à ceux qui pourraient penser qu'elle n'a "pas le souci de l'industrie", ou que la transition énergétique ne s'imposerait pas du fait de la crise économique française et européenne.

"Je crois au contraire que cette dégradation de la situation économique doit nous amener à activer encore davantage le levier de la transition énergétique et j'ai la conviction que la meilleure politique énergétique actuelle n'est certainement pas le statu quo", a-t-elle dit.

Voulant "convaincre qu'on ne peut pas continuer comme cela", la ministre a notamment cité l'envolée des prix de l'énergie et le déficit record de la facture énergétique française pour justifier une nouvelle politique.

Le débat sur la transition énergétique a montré quelques signes de tensions ces dernières semaines, plusieurs chefs d'entreprise ou organes patronaux insistant sur la nécessité de ne pas détériorer un peu plus la compétitivité française.

Défendant ce débat, parfois critiqué pour son manque d'écho, Mme Batho a appelé de ses voeux "un New Deal écologique". "Il faut au travers du débat, nouer un compromis social autour de la relance économique par la transition énergétique", même "à partir de positions extrêmement clivées".

"Je souhaite que les grands acteurs de l'industrie française prennent toute leur part dans la construction de son contenu", a dit la ministre, se disant "très intéressée" par des propositions présentées vendredi par l'Afep.

L'organisation suggère notamment de "maîtriser les coûts" de la transition et de ne fermer "aucune option" pour le bouquet énergétique, y compris le gaz de schiste.

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