Débat énergie: quatre scénarios mis sur la table

Centrale nucléaire devant être démantelée à Brennilis, dans l'ouest de la France, le 28 avril 2013 [Fred Tanneau / AFP/Archives] Centrale nucléaire devant être démantelée à Brennilis, dans l'ouest de la France, le 28 avril 2013 [Fred Tanneau / AFP/Archives]

Un groupe de travail crucial du débat sur la transition énergétique a présenté jeudi quatre scénarios pour le futur "bouquet" énergétique de la France, tous censés permettre d'atteindre les engagements pris par Paris pour le climat.

Ces quatre "trajectoires" différentes vont d'un scénario (baptisé "sobriété") de sortie du nucléaire, avec une forte baisse de 50% de la demande d'énergie d'ici 2050, à un autre opposé (baptisé "décarboné"), donnant la priorité à l'atome pour combattre les émissions de CO2 avec une réduction moindre (20%) de la consommation.

Deux autres scénarios, moins radicaux, sont également avancés; l'un, nommé "efficacité", qui retient une baisse de 50% de la demande globale, mais un rôle accru de l'électricité. Et un autre ("diversité") basé sur une baisse de 20% de la demande, avec une taxe carbone, une hypothèse de croissance moyenne "médiane" (1,7%) et le remplacement partiel du parc nucléaire.

Les membres de ce groupe de travail, piloté par deux personnalités aussi différentes que la responsable écologiste d'ONG Maryse Arditi au représentant du secteur français de l'électricité Robert Durdilly, ont expliqué avoir choisi cette méthode faute d'être parvenus à un consensus.

L'avenir du nucléaire en France et la nécessité ou non de diviser par deux la consommation énergétique totale ont été les deux pommes de discorde, ont-ils expliqué.

"Oui c'est difficile, oui c'est conflictuel, parce qu'on est au coeur du débat", a fait valoir la "facilitatrice" de ce débat sur la transition énergétique, Laurence Tubiana.

Sur la question sensible du nucléaire, le consensus s'est limité à la proposition d'une "étude pluraliste de faisabilité" pour atteindre l'objectif présidentiel de 50% de nucléaire en 2025, ainsi qu'une étude complémentaire de la Cour des Comptes censée préciser les écarts toujours importants d'estimations du coût total du nucléaire.

La France s'est engagée à réduire par quatre ses émissions de gaz à effet de serre, dont l'accumulation dans l'atmopshère est à l'origine du réchauffement climatique, d'ici 2050.

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