Les vélos en libre-service sont lancés à New York

Une femme essaye un "citi bike", à New York le 3 mai 2013 [Stan Honda / AFP] Une femme essaye un "citi bike", à New York le 3 mai 2013 [Stan Honda / AFP]

Après Paris, Londres, Barcelone ou Montréal, New York a lancé lundi son programme de vélos en libre-service, 6.000 bicyclettes qui vont devoir désormais cohabiter avec voitures et taxis dans la ville qui ne dort jamais.

Les New-Yorkais ont pu s'y essayer lundi, profitant de rues ensoleillées, sans trop de circulation, en raison du lundi férié du "Memorial day" (Jour du souvenir).

Les "citi bikes" bleus sont répartis dans 333 stations de Manhattan, jusqu'à la 59e rue, et à Brooklyn. Le programme devrait à terme s'étendre et compter 10.000 vélos et 600 stations, devenant ainsi le plus important au monde derrière la ville chinoise de Hangzhou (environ 60.000 vélos) et Paris (plus de 20.000 vélibs).

Quelque 14.000 amateurs impatients avaient pris leur abonnement annuel (103 dollars) avant même le lancement qui s'est déroulé sans incident, à part un vélo volé.

L'un des premiers usagers, Alex Nash, était ravi, après avoir emprunté un premier vélo dès 08H30, pour venir à Union Square à Manhattan. "J'ai eu un peu de mal à le remettre dans la borne, mais sinon c'est très facile", dit-il, avant de repartir avec un ami sur un nouveau citi bike.

Comme d'autres, ce jeune informaticien du Queens est bien déterminé à les utiliser désormais tous les jours dans Manhattan, pour se déplacer lorsqu'il travaille.

Des consignes de sécurité sur un "citi bike" de New York, le 3 mai 2013 [Stan Honda / AFP]
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Des consignes de sécurité sur un "citi bike" de New York, le 3 mai 2013

L'installation des citi bikes, qui vont transformer habitudes de circulation et paysage urbain, n'a cependant pas été sans grincements de dents, certains New-Yorkais n'appréciant guère de voir disparaître leur place de parking, d'autres dénonçant des bornes jugées inesthétiques.

Un peu de temps pour s'adapter

Et le débat a fait rage sur le risque de cette nouvelle cohabitation entre voitures et vélos, dans une cité qui n'est pas connue pour sa patience.

Le maire Michael Bloomberg, inaugurant lundi le programme en compagnie de l'adjointe aux transports Janette Sadik-Khan a reconnu qu'il faudrait "un peu de temps aux conducteurs et passants pour s'habituer à ces milliers de vélos en plus dans les rues", et a recommandé la prudence aux cyclistes.

Le principe est le même que dans la plupart des villes ayant adopté ces dernières années ce mode de transport: l'amateur prend un ticket à la journée, à la semaine, ou un abonnement annuel, pour des trajets gratuits limités à 30 ou 45 minutes, payants au-delà.

Le programme devait initialement être lancé en juillet 2012 mais avait dû être repoussé à deux reprises, d'abord en raison d'un problème de logiciel, ensuite en raison de l'ouragan Sandy qui avait inondé certains équipements en octobre dernier.

De très nombreuses villes dans le monde ont adopté ces dernières années ce mode de locomotion, parmi lesquelles Paris, Montréal, Londres, Barcelone, Tel Aviv, Washington, Melbourne, Milan, Stockholm ou Séville.

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