Des milliers de villes ont éteint leurs lumières

Des militants du Fonds mondial pour la Nature allument des bougies devant le Parlement pakistanais à Islamabad le 29 mars 2014 à l'occasion de l'opération "Une heure pour la planète" [Farooq Naeem / AFP] Des militants du Fonds mondial pour la Nature allument des bougies devant le Parlement pakistanais à Islamabad le 29 mars 2014 à l'occasion de l'opération "Une heure pour la planète" [Farooq Naeem / AFP]

Les lumières se sont éteintes samedi dans des milliers de villes à travers le monde dans le cadre de l'opération "Une heure pour la planète", destinée à attirer l'attention sur le risque du changement climatique.

Cette campagne de sensibilisation sur l'environnement, qui consistait à éteindre les lumières à 20h30 heure locale pour 60 minutes, avait cette année pour objectif de lever des centaines de milliers de dollars pour des projets respectueux de l'environnement.

A New York, au fil des fuseaux horaires, l'opération organisée depuis Singapour et démarrée à Sydney, a vu l'Empire State Building, ainsi que les panneaux d'affichage lumineux de Times Square s'éteindre, tandis que la mosaïque scintillante du célèbre Strip de Las Vegas connaissait le même sort. A Manhattan, les habitants de quartiers entiers de la ville ont joué le jeu, une rareté dans une ville réputée pour ne jamais dormir. De nombreuses autres villes américaines ont aussi participé à l'opération.

Photomontage montrant la porte de Brandebourg à Berlin  allumée puis éteinte à l'occasion de l'opération "Une heure pour la planète" le 29 mars 2014 [Johannes Eisele / AFP]
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Photomontage montrant la porte de Brandebourg à Berlin allumée puis éteinte à l'occasion de l'opération "Une heure pour la planète" le 29 mars 2014
 

A Rio, la statue du Christ Rédempteur a été également plongée dans l'obscurité. A Buenos Aires, des milliers de personnes se sont rassemblées devant le Planetarium et l'obélisque emblématique de la capitale argentine plongés dans le noir. Lima a également pris part à la campagne.

Organisée depuis Singapour, l'opération avait reçu le soutien des stars du nouveau film "The Amazing Spider-Man 2", qui ont aidé à éteindre les lumières sur les toits de la ville-État dans le quartier chic de Marina Bay. Ce héros de bande dessinée était cette année l'"ambassadeur" de l'opération qui a vu le jour à Sydney en 2007.

L'Opéra de Sydney et l'emblématique pont de la ville ont été les premiers à être plongés dans l'obscurité à 20h30 heure locale.

Le front de mer de Hong Kong, féérique la nuit, est devenu méconnaissable quand les 118 étages du plus haut gratte-ciel de la ville, l'International Commerce Centre, ont été privés de lumière, de même que les néons des innombrables panneaux publicitaires.

A New Delhi, aucun monument n'était éclairé, pas même la Porte de l'Inde, le célèbre monument aux morts, au centre de la capitale indienne.

Photomontage montrant l'opération "Une heure pour la planète" à Moscou le 29 mars 2014 [Yuri Kadobnov / AFP]
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Photomontage montrant l'opération "Une heure pour la planète" à Moscou le 29 mars 2014
 

A Dubaï, Burj Khalifa, la plus haute tour au monde, qui culmine à 828 mètres avec ses 200 étages, a sombré dans l'obscurité à 20h30 heure locale, tout comme la fontaine musicale, une attraction touristique au pied de cette tour, ainsi que les hôtels et le centre commercial situés à proximité, plongés dans le noir pendant une heure.

Un peu plus loin, à Business Bay, le quartier des affaires, où la lumière a été également éteinte, des centaines de personnes ont marché à la bougie à l'initiative de la Dubai Electricity and Water Authority (DEWA).

A Moscou, les lumières de plusieurs bâtiments bordant la place Rouge, le musée d'Histoire, la galerie marchande GOuM, la cathédrale Basile-le-Bienheureux et une partie de l'enceinte du Kremlin, ont été éteintes. Ne sont restées allumées que les étoiles de rubis placées au faîte des bâtiments et autour du drapeau de la présidence russe.

A Athènes, les lumières de l'Acropole ont été éteintes pendant une heure.

A Paris, une cinquantaine de monuments et sites emblématiques comme la Tour Eiffel, l'Hôtel de Ville, la cathédrale Notre-Dame, l'Arc de Triomphe ou la place de la Concorde ont été plongés dans l'ombre.

La Tour Eiffel, éteinte par un "mini-Spider-Man", n'est restée dans le noir que durant cinq minutes pour des raisons de sécurité.

 

- 7.000 villes mobilisées -

Le gratte-ciel Taipei 101 avant et après extinction des feux, lors de l'opération "Une heure pour la planète", à Taipei le 29 mars 2014 [Sam Yeh / AFP]
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Le gratte-ciel Taipei 101 avant et après extinction des feux, lors de l'opération "Une heure pour la planète", à Taipei le 29 mars 2014
 

Au total, quelque 7.000 villes de 157 pays étaient mobilisées, selon le Fonds mondial pour la nature (WWF).

A Lisbonne, les monuments les plus emblématiques, comme la Tour de Belem et le monastère des Hiéronymites, ainsi que le pont du 25 avril qui enjambe le Tage, ont été plongés dans l'obscurité.

Pendant ce black-out, observé dans 94 municipalités au Portugal, le WWF a organisé des cours de yoga à la lumière des bougies à Lisbonne et dans neuf autres villes qui ont mobilisé des centaines de personnes.

En Grande-Bretagne, plus de 10 millions de personnes participaient à l'opération. Des édifices emblématiques de Londres tels que le Palais de Westminster, celui de Buckingham ou la Tour de Londres ont éteint leurs lumières.

 
 

En Suisse, la fontaine de Genève, les cathédrales de Lausanne et de Fribourg, le château de Chillon figuraient parmi les monuments concernés.

Cet événement planétaire annuel suscite des critiques, comme celle du politologue danois Bjorn Lomborg, qui estime que l'opération fait très peu pour le vrai problème de réchauffement de la planète. Selon lui, "cette célébration de l'obscurité envoie le mauvais message".

 

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