Le charbon a tué 670.000 Chinois en 2012

La Chine représente près de 47% de la consommation mondiale de charbon, soit presque autant que tous les pays du monde réunis. [CC / Jun Zeng/Flickr]

Le charbon aurait causé en 2012 la mort de 670.000 personnes en Chine d'après une étude menée par plusieurs chercheurs chinois.

 

Une étude scientifique menée par des chercheurs des universités de Tsinghua et de Pékin s'est intéressé aux conséquences du "smog", cette brume épaisse produite par les énergies foosiles, sur la population chinoise.

Le South China Morning Post qui en a publié les principaux résultats rapporte que les particules fines contenues dans ce "smog" auraient causé 670.000 décès pour la seule année 2012 en Chine.

Ces personnes décédées ont pour la plupart été victimes d'attaques cérébrales, de cancers du poumon, de maladies cardiaques (coronariennes) et de maladies pulmonaires obstructives chronique affirme l'étude.

 

Plus de 70% de la population chinoise exposée

Les chercheurs relèvent que plus de 70% de la population chinoise a été exposée à une concentration de plus de 35 microgrammes/mètre² (la limite définie par la Chine) de particules PM2.5 en 2012. Pour rappel l'Organisation mondiale de la santé a fixé le seuil maximal recommandé à 10 microgrammes/mètre² de particules par an, au-delà duquel les risques pour la santé sont importants.

En 2012, environ 157 millions de Chinois vivaient dans des zones exposées à une concentration annuelle de plus de 100 m/mètre², soit 10 fois la limite recommandée par l'OMS.

 

Plus gros pays consommateur de charbon

Pour mémoire, le charbon représente 70% des sources d'énergie utilisées en Chine comme le rapporte le South China Morning Post.  Selon l'Agence internationale de l'énergie (AIE), l'Empire du Milieu consomme à lui seul autant de charbon que tous les autres pays de la planète réunis.

L'année dernière, le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) a reconnu officiellement que les particules fines (dont les particules PM2.5) sont cancérigènes pour l'homme. Le CIRC a constaté qu'elles sont directement responsables de maladies cardiovasculaires et respiratoires, de cancers du poumon et qu'elles augmentent le risque de cancer de la vessie.

 

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