Les villes pour le climat

François Hollande, le 1er juillet 2015 à Lyon.[IAN LANGSDON / POOL / AFP]

Il n’y a pas que les Etats qui se préoccupent du réchauffement climatique. A cinq mois de la COP21, et alors que 195 pays négocient actuellement pour préparer un texte commun avant la fin de l’année, les collectivités locales s’affirment, elles aussi, comme des acteurs majeurs.

 

Sous le haut patronage de François Hollande, environ 400 représentants de villes et régions de 70 pays sont réunis depuis mercredi au Sommet mondial «climat et territoires» à Lyon, jusqu’à jeudi soir, pour faire des propositions à intégrer à l’accord de Paris, qui sera adopté en décembre.

Ce sommet en terres françaises fait figure de répétition générale avant la grand-messe de la fin de l’année. Le président de la République y a prononcé un discours attendu, réclamant que les collectivités puissent avoir un accès direct aux fonds internationaux pour le climat, sans passer par les Etats, pour financer leurs projets.

 

Des forces du monde entier

Une position applaudie par un parterre d’élus locaux venus des cinq continents. Les maires de Pittsburgh, de Bogota, de Dakar et d’Istanbul étaient de la partie, tandis que l’ex-maire de New York, Michael Bloomberg, qui coprésidera en marge de la COP21 le sommet des villes pour le climat en décembre, s’est exprimé dans une allocution vidéo.

Soucieuse de s’affirmer comme figure de proue, la France est aussi présente en force au-delà des clivages politiques : le maire de Bordeaux, Alain Juppé (Les Républicains), s’est déplacé aux côtés de ses homologues de Paris, Anne Hidalgo (PS), et de Lyon, Gérard Collomb (PS).

 

Des mesures innovantes

Au-delà de ce volontarisme affiché, l’événement se veut le reflet du rôle joué par les collectivités dans la lutte contre le réchauffement climatique. Pollution, érosion des côtes… Elles subissent de plein fouet le phénomène, ce qui les pousse à innover. «Les initiatives pour le climat concernent souvent l’énergie et la mobilité, des domaines qui relèvent en grande partie des compétences des collectivités», explique Andreas Rudinger, chercheur à l’Institut du développement durable et des relations internationales (Iddri).

En France, Grenoble est la première ville à avoir mis en place un plan climat, en 2005. Dix ans plus tard, elle a réduit de 18 % ses émissions de gaz à effet de serre. Depuis, des programmes similaires se multiplient. Parmi les mesures souvent mises en place, la réduction de la circulation. De Paris qui veut éradiquer le diesel d’ici à 2020, avec la mise en place du système d’autopartage électrique Autolib’, à Helsinki et Hambourg qui prévoient de se passer complètement de voitures en 2025, la mobilité est au cœur des préoccupations.

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