Plan antipollution à Paris : les deux-roues se braquent

Environ 40 000 deux-roues immatriculés dans la région seraient concernés par la restriction de circulation[JEAN AYISSI / AFP]

Des représentants de conducteurs de deux-roues doivent être reçus ce mercredi après-midi à la mairie de Paris, pour faire part de leur inquiétude sur la restriction de circulation qui leur sera imposée dès juillet.

Ils ne veulent pas être interdits de rouler. Dans le cadre du plan antipollution de la ville, les scooters et motos immatriculés avant juin 2000 ne pourront plus circuler en semaine dans la capitale. Cela représente près de 40 000 deux-roues immatriculés dans la région.

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«On ne comprend pas cette mesure puisqu’aucun de ces véhicules ne roule au diesel, principal émetteur de particules fines», explique Jean-Marc Belotti, coordinateur de l'antenne parisienne de la Fédération française des motards en colère (FFMC). Cette dernière, qui organisera une grande manifestation ce week-end (15 000 deux-roues attendus), estime aussi que l’interdiction «posera un problème social» pour ceux qui n’ont pas les moyens de s’offrir un deux-roues neuf».

"Tout le monde doit participer"

De son côté, Christophe Najdovski, l’adjoint EELV aux transports, juge le plan «indispensable», expliquant que c’est la combinaison des efforts (restrictions pour les camions, les voitures, les deux-roues…) qui permettra de réduire la pollution d’ici à 2020. «Tout le monde doit participer à l'effort collectif, y compris les conducteurs de deux-roues motorisés», justifie-t-il.

L'élu rappelle aussi que des aides financières ont été mises en place en juillet 2015 pour encourager l'achat d'un véhicule propre, comme un scooter électrique. Par ailleurs, 1 000 "Cityscoot" électriques seront mis en partage dans la capitale (à la manière d'Autolib' et de Vélib') à compter de l'été prochain.

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