Un expert de l'ONU met en garde contre une sixième extinction massive sur Terre

L'ours polaire faire partie des espèces menacées d'extinction. [JOE KLAMAR / AFP]

Mercredi 1er mars, un expert de l’ONU a demandé aux gouvernements du monde entier de remplir leurs obligations pour protéger la biodiversité et éviter une extinction majeure de plantes et d’animaux irremplaçables de la Planète. 

«La perte rapide de diversité biologique dans le monde devrait être la sonnette d’alarme, a déclaré John H. Knox, un expert de l'ONU. Nous sommes en bonne voie pour une sixième extinction mondiale des espèces dans l'histoire de la planète. Pourtant, les États ne parviennent toujours pas à stopper les principaux facteurs de perte de biodiversité, à savoir : la destruction d'habitats naturels, le braconnage et le changement climatique». 

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Cela fait au moins depuis 2014 que les scientifiques tentent d’alerter les autorités, face au nombre croissant d’espèces en voie de disparition. Depuis, de nombreux biologistes pensent que la sixième extinction majeure a déjà commencé. La différence avec les cinq précédentes, c’est que cette fois, l’Homme en est responsable. 

Le rapporteur spécial des Nations unies sur les droits de l'homme et l'environnement a également tenu à souligner que «la perte de biodiversité» compromettait «la jouissance d'un large éventail de droits de l'homme, y compris le droit à la vie, à la santé, à l'alimentation et à l'eau.»

Les droits à la vie et à la santé sapés

En effet, comme le détaille John H. Knox, la perte de biodiversité diminue la productivité et la stabilité de l'agriculture et de la pêche, sapant le droit à l'alimentation. Elle engendre la destruction des sources potentielles de médicaments, augmente l'exposition à certaines maladies infectieuses et limite le développement du système immunitaire humain, dégradant ainsi les droits à la vie et à la santé. Il supprime également les filtres naturels du cycle de l'eau, sapant le droit à l'eau.

Dernière exctinction massive : l'ère des dinosaures

«Le devoir des États de remplir leurs obligations en matière de droits de l'homme comprend l'obligation de protéger la biodiversité dont dépendent ces droits», a conclu l’expert. 

Au cours des cinq extinctions massives qu’a connu la planète ces derniers 450 millions d’années, entre 70 et 90% des espèces vivantes se sont éteintes à chaque fois. La plus récente remonte à 65 millions d’années et la disparition des dinosaures après une chute de météorites.

 

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