Que se passe-t-il lorsqu’on tombe dans un trou noir ?

Deux visions s'opposent si quelqu'un tombe dans un trou noir. Celui qui y tombe et celui qui assiste à la scène.[Mungany/Wikipédia]

Que se passerait-il si, par malheur, il vous arrivait de chuter dans un trou noir ? Tout est une question de point de vue.

Ce qu’il faut avant tout savoir, c’est qu’un trou noir est un endroit où les lois de la physique telles que nous les connaissons n’existent pas. Cet objet céleste s’avère si compact que son champ gravitationnel empêche la lumière d’en sortir ou d’être émise, le rendant donc noir. Sa limite la plus éloignée est appelée horizon des événements. Il s’agit du point précis où la force gravitationnelle empêche la lumière de s’échapper.

Mais que se passerait-il alors lorsque quelqu’un tombe dans un trou noir où le temps et l’espace cessent d’être des idées significatives. Dans ce cas, deux réalités s’entremêlent. D’un côté il y a celle de celui qui se retrouve dans le trou noir, de l’autre celle de celui qui observe la scène.

Deux visions différentes

Pour l’observateur extérieur, le sort réservé à son camarade de voyage interstellaire n’a rien d’enviable. Dans cette configuration, l’individu en dehors du trou noir voit ainsi son compagnon ralentir, à mesure qu’il se rapproche de l’horizon des événements. Ses mouvements se font de plus en plus lents et, au moment d’atteindre la limite, il s’arrêtera avant de disparaitre définitivement, brûlé par les effets du rayonnement de Hawking.

Sauf que ce n’est pas forcément le cas pour celui qui vit la situation. Ce dernier ne ressentirait en fait aucune douleur ou brulure. Il dériverait tranquillement dans le trou noir sans ressentir les effets de la gravité. Et comme pour lui l’horizon des événements n’existe pas - il s’agit d’une limite visible dans notre espace-temps – il n’atteindrait jamais les confins de l’objet céleste. Jusqu’à ce que mort s’en suive, de soif ou de faim.

Mais comment expliquer cette différence de point de vue ? L’un des deux se trompe-il ? Aucunement, les deux individus ont raison.  Le rapport à l’espace-temps étant différent pour chacun des deux, les deux réalités sont possibles. Tout dépend à qui l’on pose la question.

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