Obama autorise l’exploitation minière des astéroïdes

Les géologues pensent que les astéroïdes possèdent du minerai de fer, de nickel et de métaux précieux à des concentrations beaucoup plus élevées que celles trouvées sur Terre.[Mark A. Garlick / Warwick & Cambridge Universities / AFP]

Barack Obama a signé cette semaine une loi qui autorise les entreprises privées à exploiter les astéroïdes et les citoyens américains à posséder des parties de corps célestes.

Cette nouvelle disposition pourrait prêter à sourire si elle ne constituait pas une inflexion majeure au consensus trouvé en 1967 par les grandes puissances qui fait de l’espace et de ces composants une propriété universelle et non particulière. Aujourd’hui, aucun pays ne peut décréter sa souveraineté sur un corps spatial pas plus qu’une personne ne peut sérieusement réclamer la propriété d’une étoile ou d’une astéroïde.

En pleine Guerre Froide, les puissances avaient signé à l’ONU un traité qui interdisait toute utilisation de l’espace à titre militaire. « La Lune et les autres corps célestes doivent être utilisés exclusivement à des fins pacifiques » précisait l’accord.  Le gouvernement américain semble passer outre ce gentleman's agreement. Sur le principe un Américain ne pourra dire qu’il est propriétaire d’un astéroïde, mais il pourra s’accaparer ses ressources minières.

Les lobbys se réjouissent

La nouvelle loi doit encore préciser les modalités réglementaires de cette exploitation, mais d’ores et déjà des entreprises spécialisées, à l’instar de Planetary Resources, et les lobbys du marché spatial saluent l’initiative qui augure selon eux de formidables perspectives de croissance et d’emplois. Certains n’hésitent pas à dire qu’il s’agit du point de départ d’une révolution économique au moins aussi importante que l’arrivée du chemin de fer ou du Web.

Les géologues pensent que les astéroïdes possèdent du minerai de fer, de nickel et de métaux précieux à des concentrations beaucoup plus élevées que celles trouvées sur Terre. Ils évaluent ce marché potentiel à des milliers de milliards de dollars.  

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