Les tops et les flops de l’année sportive 2016

Estelle Mossely et Tony Yoka, le couple en or de la boxe française. Estelle Mossely et Tony Yoka, le couple en or de la boxe française. [Yuri CORTEZ / AFP]

Année olympique oblige, le sport a rythmé l’année 2016. Des exploits, beaucoup d’exploits, mais aussi quelques déceptions. Morceaux choisis (et forcément subjectifs).

LES TOPS

Teddy Riner

Depuis 2000 et David Douillet, jamais un porte-drapeau français n’avait été médaillé. Il en fallait plus pour effrayer Teddy Riner. A Rio, le 12 août 2016, le géant des Abymes décroche son deuxième titre olympique et devient, à seulement 27, le judoka le plus titré de l’histoire.

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Il tentera la passe de trois à Tokyo, en 2020. Et en attendant, il est devenu ambassadeur de la candidature de Paris pour organiser les JO 2024. Bref, cette année, vous avez forcément entendu parlé de Teddy Riner.

Martin Fourcade

S’il continue comme ça, ça va devenir compliqué de trouver des adjectifs pour qualifier ses performances. Son début d’hiver (sept victoires en huit courses) marque les esprits mais Martin Fourcade est intouchable depuis plusieurs années maintenant. Il reste sur cinq titres mondiaux consécutifs, du jamais-vu dans l’histoire du biathlon. Ses 56 victoires en Coupe du monde font de lui l’épouvantail du circuit. Mais il n’est pas le seul à en profiter. Dans son sillage, c’est toute l’équipe de France de biathlon qui progresse.

Cristiano Ronaldo

C’est bien simple : Cristiano Ronaldo a remporté cette année les plus belles compétitions que le football avait à offrir. Avec ses seize buts et quatre passes décisives en douze matchs, le Portugais a permis au Real Madrid de décrocher sa onzième Ligue des Champions, en mai. Le mois suivant, il a été le leader d’une équipe du Portugal titrée pour la première fois de son histoire lors de l’Euro en France. Et quelques jours après avoir reçu son 4e Ballon d’or, CR7 a terminé l’année en beauté : un triplé pour permettre au Real Madrid de remporter la Coupe du monde des clubs.

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Les All-Blacks

Le rugby est un sport qui se joue à 15 contre 15 et à la fin, ce sont les Blacks qui gagnent. Ou en tout cas, ils sont très rarement battus. Dans la foulée d’un sacre mondial à domicile l’an passé, ces Néo-Zélandais sont peut-être devenus la plus grande équipe de rugby de tous les temps, en battant le record de victoires consécutives. Dix-huit, désormais. Alors oui, l’Irlande a réussi à les faire tomber quelques jours plus tard. Le XV de France a presque fait jeu égal avec ces Blacks-là fin novembre. Mais les All-Blacks semblent toujours au-dessus de la mêlée.

Tony Yoka et Estelle Mossely

La photo a fait le tour du monde. Tony Yoka et Estelle Mossely, enlacés dans un drapeau bleu-blanc-rouge, en bas du ring. Lui vient d’être sacré champion olympique. Elle l’avait été deux jours plus tôt. Yoka-Mossely, c’est le couple en or de la boxe française, qui a ramené six médailles à la France à Rio. Et c’est certainement la plus belle histoire d’amour des Jeux Olympiques de Rio.

LES FLOPS

La natation française

La France avait remporté sept médailles, dont quatre en or, dans les bassins de Londres en 2012. Quatre ans plus tard, elle n’en aura récupéré que deux, en argent, dans l’eau de Rio. Des résultats décevants auxquels sont venus s’ajouter des polémiques. On retiendra notamment le coup de gueule de Camille Lacourt contre le dopage, les divisions au sein du relais 4x200m, où les nageurs ont accusé Yannick Agnel, l’un des leurs, d’abandon et les règlements de compte internes. La natation française est passée complétement à côté de ses Jeux. Et comme la plupart de ses têtes d’affiche ont raccroché après Rio, il va maintenant falloir reconstruire.

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La Team Yavbou

On attendait beaucoup du volley français. Une médaille au moins. Eux rêvaient d’or. Et ils avaient des raisons d’y croire. Ces Bleus-là, surnommés Team Yavbou, avaient pris l’habitude de gagner presque tout le temps. En 2015, ils avaient remporté la Ligue mondiale et le championnat d’Europe. Juste avant les JO, ils avaient terminé troisième de la Ligue mondiale. Mais tout s’est compliqué à Rio. Battus d’entrée par l’Italie, les coéquipiers d’Earvin Ngapeth ne s’en sont jamais remis. Deux nouvelles défaites lors de la phase de poule, face aux Etats-Unis et au Brésil, futur champion olympique, ont mis fin à leurs rêves de sacre olympique beaucoup plus tôt que prévu.

Pauline Ferrand-Prévot

Ce devait être l’une des plus belles chances de médaille françaises à Rio. Pauline Ferrand-Prévot arrivait en tout cas avec un statut. Celui qu’elle avait acquis en 2015, en devenant la première cycliste à détenir simultanément les trois maillots de championne du monde sur route, de cyclo-cross et de VTT. Sauf qu’une sciatique et d’autres blessures sont venus gripper la machine en 2016. À Rio, où elle est engagée sur route et en VTT, elle « pète un plomb » comme elle l’expliquera un peu plus tard dans un entretien à L’Equipe Magazine. Bilan : une 26e place lors de la course en ligne et un abandon en VTT. Loin, très loin de ses ambitions. Mais à 24 ans, la Marnaise a encore un bel avenir devant elle.

Le Paris Saint Germain

C’est peut-être très sévère de placer dans les flops un club qui a remporté les quatre titres nationaux pour la deuxième année de suite. Sauf que ce PSG-là est attendu sur la scène européenne désormais. Et c’est bien là qu’il a déçu, une nouvelle fois, en 2016. Au printemps dernier, le Paris Saint-Germain pensait avoir fait une bonne affaire en tombant sur Manchester City en quart de finale. Pourtant, les Parisiens ont une nouvelle fois été éliminés à ce stade. La première moitié de saison 2016-2017 n’a pas vraiment dû rassurer leurs supporters. Un bilan très mitigé en championnat et une campagne européenne peu probante placent le PSG en situation délicate à la trêve. En Ligue des Champions, ils retrouveront le FC Barcelone dès les huitièmes de finale.

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Renaud Lavillenie

Là-encore, placer un vice-champion olympique dans cette liste est sévère. Mais Renaud Lavillenie nous a tellement habitué à dominer le saut à la perche que ne pas le voir sur la plus haute marche du podium à Rio est une vraie déception. Le Clermontois aura pourtant réussi un magnifique concours, mais il a été battu par Thiago Braz, un Brésilien soutenu par tout un stade et auteur du concours de sa vie. Les larmes de Renaud Lavillenie face aux sifflets du public brésilien resteront l’une des images fortes de ces JO 2016.  

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