Le parquet de Bordeaux annoncé ce mercredi 7 janvier qu’une croix gammée a été taguée la veille sur le panneau d’affichage de la porte d’entrée du centre d’accueil et d’écoute Gisèle Halimi. Une enquête a été ouverte.
Un nouvel acte de vandalisme. Dans un communiqué en date de ce mercredi 7 janvier, le parquet de Bordeaux a confirmé qu’une croix gammée, «de dimension 15 x 15 cm», a été taguée la veille, soit mardi 6 janvier, sur le panneau d’affichage de la porte d’entrée du centre d’accueil et d’écoute Gisèle Halimi, une association dont la mission principale est l’hébergement d’urgence ainsi que l’accueil des femmes et enfants victimes de violences conjugales.
De nouvelles dégradations antisémites visent au centre d'écoute Gisèle-Halimi, une croix gammée inscrite sur la plaque d'entrée ➡️ https://t.co/JGYdRVsFZxpic.twitter.com/KpRLWwfkhL
— ICI Gironde (@ici_gironde) January 7, 2026
Le ministère public a procédé à l’ouverture d’une enquête «du chef de dégradation ou détérioration du bien d'autrui commise en raison de la race, l'ethnie, la nation ou la religion». Les investigations ont été confiées à la direction interdépartementale de la police nationale de Gironde (DIPN 33).
«Nous dénonçons avec force l’antisémitisme !»
Naïma Charaï, directrice de l’association pour l’accueil des femmes en difficulté (Apafed), qui gère d’ailleurs le centre d’accueil Gisèle Halimi, a dénoncé auprès de nos confrères du Figaro des «actes graves, haineux et inacceptables».
«Ils relèvent d’une idéologie raciste et antisémite et visent à intimider un lieu de protection, d’écoute et de soutien dédié aux femmes et aux enfants victimes de violences», a-t-elle ajouté.
Et de poursuivre : «Cette attaque vise aussi la mémoire et l’héritage de Gisèle Halimi, avocate, militante féministe et figure majeure de la lutte pour les droits des femmes, qui sont visés à travers ces actes. S’attaquer à ce centre, c’est s’attaquer aux valeurs de justice, d’égalité et de dignité qu’elle a défendues toute sa vie. Nous ne lâcherons rien. Nous ne nous laisserons pas intimider. Nous dénonçons avec force l’antisémitisme !».
Ce n’est pas la première fois que le centre d’accueil Gisèle Halimi est ciblée par un acte de vandalisme. En effet, il y a six mois, la plaque du centre avait été arrachée et cassée. Quinze jours plus tôt, une affiche en soutien aux droits des femmes avait été déchirée à proximité de l’établissement.