La mère du meurtrier de Matisse à Châteauroux, qui a écopé de deux ans de prison dont 10 mois ferme pour des faits de violences sur la victime, compte faire appel, a-t-on appris ce lundi.
Après le procès en mai 2025 de l'adolescent afghan ayant tué Matisse, 15 ans, de plusieurs coups de couteau en pleine rue à Châteauroux, c’est un autre volet de la procédure qui s'est joué le vendredi 27 février devant le tribunal correctionnel de la ville. Cette fois, la mère du meurtrier a été condamnée à deux ans de prison, dont 10 mois ferme pour des faits qualifiés de «violences sur personne vulnérable sans ITT» (Incapacité temporaire de travail).
Mais la prévenue de 38 ans compte faire appel, a indiqué une source policière, ce lundi 2 mars, confirmant une information de La Nouvelle République.
La jeune femme, qui n'a aucun antécédent judiciaire, avait comparu devant le tribunal en septembre 2025 et l’affaire avait été renvoyée au vendredi 27 février, le but étant de permettre à l’avocat de la défense, qui a été désigné peu de temps avant l’audience de 2025, d’étudier le dossier, comme l'indiquent nos confrères de la Nouvelle République. Pour rappel, la mère du meurtrier aurait été aperçue, au moment des faits, en train d'asséner «des gifles» à la tête de l’adolescent grièvement blessé.
Au cours de cette même audience, le procureur avait précisé que les violences reprochées à la prévenue n'avaient pas causé d'incapacité temporaire de travail car elles n'ont pas été la cause du décès de Matisse.
Trois ans de prison encourus
L’audience s'était déroulée à huis clos, comme ce fut le cas il y a quelques mois. Un dispositif de sécurité avait été déployé aux abords du tribunal. Pour les faits qui lui sont reprochés, la trentenaire encourait jusqu'à trois ans de prison.
Son fils, de nationalité afghane et en situation irrégulière, a, lui, été condamné à huit ans de prison pour avoir tué Matisse de plusieurs coups de couteau à la suite d’une bagarre causée par une «Battle de rap» le 27 avril 2024.
Alors que la peine maximale encourue était de 15 ans, en raison de l’excuse de la minorité, le tribunal avait retenu une «altération du discernement» de l’auteur au moment des faits, ce qui avait réduit la peine.
«Hier s'est terminée cette grande pantomime, cette parodie, ce semblant de moments de justice qu'auront été les procès de tes deux bourreaux, mon petit bonhomme… Deux bourreaux qui auront écopé en tout et pour tout de 8 ans et de 10 mois de prison ferme à eux deux... «Que répondre à cela ?», a écrit le père de Matisse sur les réseaux sociaux au lendemain de la condamnation de la mère du meurtrier.