Aller au contenu principal
Toute l’actu en direct 24h/24
Avec notre application gratuite
Installer
En Direct
En direct
A suivre

Affaire Lina : plus d’un an et demi après la découverte du corps sans vie de l’adolescente, l’enquête toujours en cours

Le jour de la découverte du corps sans vie de l’adolescente, la dépouille de Lina était revêtue de l’ensemble des vêtements portés par la jeune fille le jour de sa disparition. [SEBASTIEN BOZON / AFP]

Plus d’un an et demi après la découverte du corps sans vie de Lina Delsarte sur le territoire de la commune de Sermoise-sur-Loire, l’instruction reste toujours en cours, malgré le suicide du suspect principal Samuel Gonin, a appris CNEWS auprès du parquet. 

Près d’un an après sa disparition à Saint-Blaise-La-Roche dans le Bas-Rhin, le 23 septembre 2023, Lina Delsarte, adolescente de 15 ans, a été découverte morte le 16 octobre 2024 dans un bois situé à proximité de Nevers, sur le territoire de la commune de Sermoise-sur-Loire, dans la Nièvre. 

Et selon nos informations, obtenues auprès du parquet de Strasbourg, en charge de l’affaire, l’enquête reste toujours en cours au samedi 6 juin, et ce malgré le suicide du meurtrier présumé Samuel Gonin. En réalité, plusieurs expertises seraient toujours attendues avant de clôturer l’information judiciaire. 

La cause du décès encore indéterminée

Le dernier communiqué publié par le parquet de Strasbourg concernant cette affaire remonte au 19 décembre 2024. Ce jour-là, le procureur de la République par intérim Alexandre Chevrier avait indiqué que les opérations d’autopsie n’avaient pas permis «de déterminer formellement la cause du décès» de Lina. Néanmoins, l’adolescente est vraisemblablement morte par «strangulation mécanique». 

«Il était mis en évidence un sillon horizontal sous le menton, ainsi que la présence d'un tissu entourant la région cervicale et la base du crâne», avait expliqué le procureur de la République par intérim de Strasbourg Alexandre Chevrier, notant que «ces éléments étant en faveur d'une strangulation mécanique à l'aide du tissu découvert».

Les expertises médico-légales avaient également démontré la présence de fissures linéaires sur la partie gauche de la région mandibulaire, située dans la partie inférieure du squelette facial, «pouvant résulter d’une action traumatique au niveau de la partie inférieure de la mandibule et au niveau de la partie supérieure du cou». 

Plus de huit millions et demi d’informations traitées

Le jour de la découverte du corps sans vie de l’adolescente, la dépouille de Lina était revêtue de l’ensemble des vêtements portés par la jeune fille le jour de sa disparition. Quant au principal suspect Samuel Gonin, celui-ci s’était donné la mort en juillet 2024. Il avait laissé une lettre à ses filles : «J’ai perdu mon honneur, ma dignité, mon humanité, je dois partir. Je ne sais pas me contrôler, ça va trop vite», avait-il écrit sans citer Lina dans cette même lettre.

Le 20 décembre 2024, le général Dominique Lambert, sous-directeur de la police judiciaire, avait fait savoir que l’enquête sur la mort de Lina était «un peu hors du commun par l’ampleur des investigations qu’elle a nécessitées». Au total, plus de huit millions et demi d’informations avaient été traitées et des centaines d’auditions avaient été réalisées. 

«Plus de 300 voitures ont fait l'objet d'une étude approfondie, dont une vingtaine des constatations de police technique très poussées. Il y a eu plus de 400 auditions, plus de 6.000 pièces de procédure, et la base de données d'analyse criminelle de ce dossier contient pratiquement 8 millions et demi d'informations, ce qui est énorme», avait expliqué le général Dominique Lambert lors d'un entretien accordé à l'AFP.

À suivre aussi

Ailleurs sur le web

Dernières actualités