«Atomik», la vodka fabriquée à Tchernobyl

Le seigle et l'eau utilisés pour la vodka Atomik proviennent de la zone d'exclusion de Tchernobyl.[HO / University of Portsmouth / AFP]

«Atomik» : le nom de la première marque de vodka provenant de la zone d’exclusion de Tchernobyl (Ukraine) laisse peu de place au doute. Le côté sulfureux de l’ancienne centrale nucléaire est devenu un élément marketing.

L’équipe à l’origine de la boisson a ainsi décidé de communiquer sur le fait que les céréales et l’eau de cette vodka artisanale sont issues de la zone de trente kilomètres autour de la centrale qui avaient été évacués d’urgence après son explosion, où personne n’a le droit de vivre et où le taux de radioactivité est considéré comme l’un des plus élevé au monde.

«N’importe quel chimiste vous le dira : lorsque vous distillez quelque chose, les impuretés restent dans les déchets. Nous avons donc pris du seigle légèrement contaminé et de l’eau de Tchernobyl», indique le professeur Jim Smith, à l’origine du projet, à la BBC. Après le processus de distillation, la seule trace de radioactivité présente était du carbone 14, «au même niveau que dans tout autre alcool fort».

«C’est la bouteille d’alcool la plus importante au monde parce qu’elle pourrait aider les communautés vivant dans et autour des zones sinistrées à reprendre pied», a communiqué une équipe de chercheurs britanniques de l’université de Portsmouth, associée à la création de la vodka Atomik. Le but est en effet de parvenir à une large commercialisation, afin que l’argent récolté soit en grande partie redistribué aux populations établies autour de la zone d’exclusion et qui ne peuvent exploiter qu'une infime partie des terres pour vivre.

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