Le fair-play financier, une mauvaise blague, par Pierre Ménès

Pierre Ménès, chroniqueur de Direct Matin.[MERIADECK POUR DIRECT MATIN ]

Le mercato tire à sa fin et on peut donc tirer les premières conclusions de l’instauration du fair-play financier.

 

Contrairement à ce qu’avaient annoncé les dirigeants du PSG, et à ce que je pensais aussi, le club parisien a bel et bien été bloqué dans son recrutement étant obligé, c’est absurde et ridicule, de se faire soi-disant prêter Serge Aurier par Toulouse.

Manchester City, l’autre «nouveau riche», n’a pas fait grand-chose non plus. Et les clubs espagnols, pendant ce temps-là ? Ceux qui croulent sous les dettes – mais ça, ça ne compte pas dans le FPF – ont pu recruter à tour de bras.

Même le Barça, frappé par une interdiction de recruter, a vu sa sanction levée avant d’être à nouveau puni, une fois son recrutement terminé. Et que dire du Real Madrid, qui a dépensé sans compter, comme depuis des années ?

En fait, on dit à Paris : «Ok, vous êtes riches, mais vous n’avez pas le droit de faire ce que vous voulez avec votre argent.» Une situation que le PSG ferait exploser devant n’importe quelle juridiction européenne, ne serait-ce parce qu’elle est en contradiction avec la libre circulation des travailleurs en Europe. Pour l’heure, Paris la joue discret. Pas certain que ça dure.

 

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