Vidéo : un drone civil met un terme à Serbie-Albanie

Chaos à Belgrade où les joueurs albanais ont dû se réfugier dans leur propre vestiaire.[ANDREJ ISAKOVIC / AFP]

Interrompue à la 42e minute de jeu, la rencontre entre la Serbie et l’Albanie a été marquée par des scènes d'une violence rare à la fois sur le terrain et dans les tribunes du stade du Partizan de Belgrade.

 

Comptant pour les qualifications du groupe I à l’Euro 2016, le match entre Serbes et Albanais a été interrompu à 0-0, à trois minutes de la mi-temps. A cet instant, l’arbitre anglais de la rencontre Martin Atkinson avait alors jugé que la sécurité des 22 joueurs présents sur la pelouse n’était plus assurée.

C’est le survol, au-dessus du terrain, d’un drone civil traînant un drapeau représentant la "Grande Albanie" - un projet nationaliste qui vise à réunir au sein d'un seul et même État les communautés albanaises d'Albanie, du Kosovo, du Monténégro, de Macédoine, de la Grèce et du sud de la Serbie – qui a mis le feu aux poudres.

 

 

Le survol d’un drone déclenche une vague de violence

Face à ce qu’ils considèrent comme une provocation de premier plan, les supporters serbes ont manifesté leur colère avec une profonde véhémence, lançant des fumigènes et différents objets sur la pelouse.

La pression est encore montée d’un cran supplémentaire lorsque le défenseur de la Serbie Stefan Mitrovic a fini par attraper le drapeau traîné par le drone civil. Plusieurs supporters serbes ont alors envahi la pelouse, s’en prenant physiquement aux coéquipiers de Lorik Cana, ancien joueur du PSG et de l’OM. Joueurs et staffs des deux sélections nationales en sont même venus aux mains.

 

Joueurs et staffs se battent entre eux

La situation était telle que les Albanais n’ont eu d’autres choix que de se réfugier dans leur propre vestiaire. Pendant ce temps, l’intervention d’une force policière anti-émeute a permis de ramener un calme précaire.

Mardi soir, Belgrade a annoncé avoir interpellé Olsi Rama, le frère du Premier ministre albanais Edi Rama. Présent au match, il est accusé d’avoir lui-même dirigé, depuis une loge officielle, le drone sur lequel était accroché le drapeau de la discorde. La chancellerie albanaise a démentie cette interpellation.

La FIFA, l’instance internationale de football, devrait prochainement se réunir pour statuer sur cette affaire. De lourdes sanctions pourraient être prises.

 

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