Le Paris SG bat l'OM et est vraiment de retour

Cavani, buteur face à l'OM.[MARTIN BUREAU / AFP]

Le Paris SG est venu à bout du leader Marseille (2-0) dimanche et a ainsi réduit l'écart à un seul point en tête de classement, au bout d'un clasico intense et incertain, qui a aussi vu le retour à la compétition, encourageant, d'Ibrahimovic.

 

L'OM a été à la hauteur et repart du Parc des Princes en leader, mais ne peut s'en satisfaire car il n'a plus qu'un point d'avance sur le PSG et deux sur Lyon.

Les courbes ne se sont pas encore croisées mais la dynamique est désormais clairement favorable aux Parisiens, qui viennent d'enchaîner quatre victoires en L1 et qui sont toujours invaincus cette saison.

Paris de toutes façons n'a jamais cessé d'être le grand favori de ce championnat mais sa position et son niveau de jeu, en vraie progression, sont désormais plus conformes à ce postulat de base.

Néanmoins, lors de ce choc qui a répondu aux attentes, Marseille a été un rival valeureux, qui n'a vraiment plié l'échine qu'à partir de l'exclusion d'Imbula (79e). Cavani a ensuite marqué le deuxième but parisien sur un bon centre d'Aurier, "El Matador" tuant alors tout suspense (85e).

Auparavant, c'était Lucas qui avait lancé Paris, à un moment où les joueurs de la capitale n'avaient absolument pas la même emprise sur le match.

Auteur la saison dernière d'une percée sublime qui aurait été de légende s'il l'avait conclue en but, le jeune Brésilien s'est cette fois contenté d'un vilain tacle, mais il a marqué (38e).

Son but est venu d'une montée décidée de Thiago Silva, qui a trouvé sur la gauche Lavezzi, auteur du centre décisif. Surtout, dans une première période où tout s'est joué à fond, Lucas a su profiter de la coupable passivité de Mendy.

Le résultat est cruel pour l'OM, qui comme contre Lyon (défaite 2-1) a longtemps été très bon et a eu beaucoup d'occasions.

Alors qu'est ce que l'OM pouvait faire de plus ? La mettre au fond au moment où il avait la main sur la partie. A part ça, pas grand-chose.

Inspirés, hargneux, constamment portés sur l'offensive, les joueurs de Marcelo Bielsa ont réussi une première période de très haut niveau et ont alors chahuté le PSG comme bien peu d'équipes ont réussi à le faire depuis trois ans.

Dès la 5e minute, Gignac a trouvé le poteau de Sirigu sur un corner frappé par Thauvin. Ensuite, Alessandrini (7 et 30), Gignac (9), Dja Djédjé (23) et Payet (27 et 44) ont tous inquiété le gardien italien du PSG.

Mais Marseille n'a pas marqué. Et au fur et à mesure, le PSG a réussi à conserver un peu mieux le ballon et à faire baisser la pression imposée par les Provençaux.

Le déclic est venu de Verratti, qui d'une série de dribbles et de feintes d'une folle insolence dans sa propre surface, a réveillé le Parc des Princes (16e).

Lui et les autres ont fini par se défaire du marquage individuel imaginé par Marcelo Bielsa au milieu de terrain et la deuxième période a été plutôt parisienne, même si Gignac aurait pu faire mieux que ce lob trop court pour tromper Sirigu (52e).

Déjà qualifié pour les 8e de finale de la Ligue des Champions, revenu à la deuxième place en Ligue 1, stabilisé par l'installation de la charnière Thiago Silva-David Luiz, le PSG a finalement traversé sans encombre ces sept semaines sans Ibrahimovic.

Entré en jeu à la 65e minute, le géant suédois n'a pas eu d'impact direct sur le match, mais par quelque gestes de classe, a tout de même rappelé que si sans Ibra ça va, avec Ibra, ça va plus vite et plus fort. Paris a un peu traîné, mais Paris est peut-être lancé.

 

 

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