Un avion d'Air France dérouté aux Acores, "panique à bord" selon des passagers

Le déclenchement d'une alarme d'incendie a contraint un avion d'Air France, qui devait effectuer la liaison Paris-Bogota, à atterrir aux Açores tandis que des passagers ont affirmé avoir vu de la fumée à bord et décrit des scènes de panique[AFP/Archives]

Le déclenchement d'une alarme d'incendie a contraint un avion d'Air France, qui devait effectuer la liaison Paris-Bogota, à atterrir aux Açores tandis que des passagers ont affirmé avoir vu de la fumée à bord et décrit des scènes de panique.

La compagnie Air-France a minimisé l'incident affirmant que l'appareil, un Airbus A340 qui effectuait la liaison Paris-Bogota avec 274 passagers à bord dont une cinquantaine de Colombiens, s'était posé lundi aux Açores sur l'île de Tercera "à la suite d'un problème technique".

"Suite au déclenchement d'une alarme et conformément aux procédures, l'équipage a décidé de se dérouter vers Terceira. Après vérification, le déclenchement de l'alarme s'est avéré intempestif", a précisé un porte-parole d'Air-France.

Mais Morten Aamot, un passager norvégien de 24 ans, a affirmé que de la fumée était bien visible à l'intérieur de l'appareil. "Un membre du personnel courait avec un extincteur dans les mains. Il a couru vers les toilettes d'où la fumée venait. Ce n'est pas quelque chose qu'on a envie de voir quand on se trouve dans un avion", a-t-il dit au site internet de la chaîne norvégienne TV2.

"Il n'y a eu aucune émanation de fumée, il n'y a eu aucune perte brutale d'altitude de l'appareil ou de mouvement de panique, même si certains passagers ont pu être surpris d'apprendre que l'avion était dérouté", a assuré de son côté le porte-parole d'Air-France.

"Il y avait la panique à bord" a pourtant affirmé un passager suédois, Eden Victoria Erlandsson, 26 ans, dont le témoignage a été publié sur le site du journal suédois Expressen.

"L'équipage était en sueur et criait. Les passagers priaient et pleuraient. La panique était totale", a-t-il ajouté tout en se plaignant qu'il n'y ait pas eu de version anglaise des informations communiquées aux passagers, diffusées uniquement en espagnol et français.

A Lisbonne, un responsable de l'organisme de prévention et d'enquête sur les accidents aériens (GPIAA), qui a préféré gardé l'anonymat, a confirmé le déclenchement de l'alarme d'incendie mais sans préciser si de la fumée s'était effectivement échappée dans la carlingue.

Joint au téléphone, un représentant de la compagnie aérienne des Açores, SATA, qui a aidé à l'opération d'atterrissage sur l'ile de Terceira a indiqué qu'il n'y avait eu aucun problème lorsque l'avion s'est posé. "Il n'y avait aucun danger à bord", a-t-il affirmé.

Selon ce représentant, qui a également souhaité garder l'anonymat, les passagers, qui ont été logés dans trois hôtels de la ville d'Angra do Heroismo, devaient repartir dans l'après-midi vers Bogota à bord d'un autre appareil.

Le porte-parole d'Air-France a, de son côté, expliqué ce changement d'appareil en indiquant que l'origine du déclenchement de l'alarme n'avait pas encore été déterminée. "On ne va pas prendre le risque que l'alarme se déclenche à nouveau et provoque un nouveau déroutement", a-t-il dit.

Après l'atterrissage aux Açores la police portugaise des frontières a procédé à des vérifications d'identité. Celles-ci qui se sont révélées relativement longues pour les passagers n'appartenant pas à l'Union européenne, les Colombiens en particuliers.

"Un couple de Colombiens dont le nom de famille est Montes s'est montré un peu énervé lors des vérifications d'identité", a précisé le responsable.

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