Abdelkader Merah nie avoir aidé son frère

Abdelkader Merah, frère aîné du "tueur au scooter" de Toulouse, nie avoir aidé son cadet à abattre ses sept victimes mais a indiqué aux enquêteurs l'avoir accompagné chez un concessionnaire Yamaha où il était client, a-t-on appris samedi de source policière[AFP]

Abdelkader Merah, frère aîné du "tueur au scooter" de Toulouse, nie avoir aidé son cadet à tuer ses sept victimes mais a indiqué aux enquêteurs l'avoir accompagné chez un concessionnaire Yamaha où il était client, a-t-on appris samedi de source policière.

Mohamed Merah s'était rendu le 6 mars chez Yamaha pour demander en vain comment désactiver le système de géolocalisation d'un scooter T MAX qu'il venait de voler.

Abdelkader Merah était présent au moment du vol du puissant scooter dont s'est servi Mohamed pour aller assassiner froidement trois enfants et un enseignants juifs et trois parachutistes en huit jours, et avec son frère chez le concessionnaire Yamaha, d'après une source policière, ajoutant qu'une complicité pourrait lui être reprochée pour ce vol.

L'examen du contenu des ordinateurs de l'aîné des frères Merah n'a pour l'heure rien révélé de probant et la perquisition de son domicile n'a mis au jour ni arme, ni explosif, a-t-on précisé de même source.

Abdelkader Merah, 29 ans, et sa compagne ont été transférés samedi matin du commissariat central de Toulouse au siège de la Sous-direction antiterroriste (SDAT), à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine).

Ces derniers éléments contredisent la version du concessionnaire Yamaha, qui ne fait pas état de la présence d'Abdelkader dans son commerce.

"Je confirme que c'est Mohamed Merah qui est venu seul à la concession, c'était le 6 mars, il a acheté une cagoule, nous avons retrouvé le ticket de caisse", a déclaré à l'AFP le patron de la concession, Christian Dellacherie.

"Il est venu nous questionner sur le moyen de désactiver la puce de géolocalisation : il nous a indiqué qu'il s'apprêtait à repeindre son scooter quand il était tombé sur un boîtier, il voulait savoir comment le désactiver, mais nous ne donnons aucune réponse à ce type de question", a dit M. Dellacherie.

Lors de sa garde à vue, Abdelkader Merah s'est dit "fier" des actes de son frère cadet, a-t-on appris de source policière. Lui et sa compagne, interpellés mercredi chez eux à Auterive, à 40 kilomètres au sud de Toulouse, devaient terminer tôt dimanche matin les quatre jours de garde à vue possibles en matière de terrorisme.

Vous aimerez aussi

L'islamologue suisse Tariq Ramadan le 26 mars 2016 à Bordeaux [MEHDI FEDOUACH / AFP/Archives]
Justice Enquête pour viol : Tariq Ramadan, contredit par des SMS, présente aux juges sa nouvelle défense
Faits divers Professeure braquée avec une arme factice à Créteil : le lycéen mis en examen
Justice Un réseau arrêté après avoir détourné 1,7 million d'euros d'allocations sociales dans le Nord

Ailleurs sur le web

Derniers articles