Marches silencieuses à la mémoire des victimes des tueries

Plusieurs milliers de personnes rendaient hommage dimanche, à Paris et en province, aux victimes des tueries de Mohamed Merah qui a abattu dans le sud-ouest de la France trois enfants et leur enseignant juif, et trois militaires, un drame qui a bouleversé le pays.[AFP]

Plusieurs milliers de personnes rendaient hommage dimanche, à Paris et en province, aux victimes des tueries de Mohamed Merah qui a abattu dans le sud-ouest de la France trois enfants et leur enseignant juif, et trois militaires, un drame qui a bouleversé le pays.

Des milliers de Parisiens participaient dimanche après-midi dans la capitale à une marche silencieuse "contre le racisme, l'antisémitisme et le terrorisme" à l'appel de la Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme (Licra), de SOS Racisme, de l'Union des étudiants juifs de France (UEJF) et de l'Association française des victimes du terrorisme (AFVT).

Des personnalités étaient venues se mêler au cortège: l'actrice britannique Jane Birkin ou le chanteur Yannick Noah, ainsi que des élus, parmi lesquels le le numéro deux du Parti socialiste Harlem Désir, ont constaté des journalistes de l'AFP.

A Toulouse, la communauté juive devait se réunir dans le quartier de la Roseraie et se recueillir devant l'école juive Ozar Hatorah. C'est devant cette école que Jonathan Sandler, professeur de religion, ses deux fils Arieh, 5 ans, et Gabriel 4 ans, ainsi que Myriam Monsonego, 7 ans, ont été abattus le 19 mars.

Les trois militaires, Imad Ibn Ziaten, Mohamed Legouade et Abel Chennouf avaient, été tués les 11 et 15 mars à Toulouse et Montauban.

A Strasbourg (est), 300 personnes se sont rassemblées dimanche matin devant la synagogue, a constaté un journaliste de l'AFP. Sous un soleil printanier sept bougies ont été allumées par sept enfants, à la mémoire des victimes. La prière des morts a été prononcée et le rassemblement a été conclu par une minute de silence.

A Lyon (centre-est), environ 200 personnes se sont rassemblées devant la mairie sur la façade de laquelle deux banderoles avaient été déployées, l'une appelant à refuser "le racisme, l'antisémitisme, la haine des étrangers et l'intégrisme", l'autre énumérant la liste des victimes.

Avant d'être abattu lors d'un assaut de la police, le tueur, Français d'origine algérienne âgé de 23 ans, au parcours de délinquant reconverti en moujahid, s'était réclamé d'Al-Qaïda.

"Notre pays vient de connaître une des pires tragédies de son histoire récente et nous en sommes tous profondément marqués", a déclaré le sénateur-maire de Lyon, Gérard Collomb. C'est "une tragédie qui nous accable et nous interpelle en même temps", a-t-il ajouté se demandant "comment une société comme la nôtre peut-elle engendrer un tel monstre froid ?"

Le président de la Licra, l'avocat lyonnais Alain Jakubowicz, a de son côté dénoncé "ces fous de Dieu qui ne font que bafouer leur Dieu". "Hier, c'était l'idéologie nazie qui tuait les enfants juifs, aujourd'hui c'est le fanatisme religieux. Quelle différence?", a-t-il lancé.

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