Nucléaire : Sarkozy en appelle aux salariés d'EDF

Nicolas Sarkozy a appelé lundi les salariés d'EDF à le rejoindre pour sauver l'industrie nucléaire et leur entreprise, menacées selon lui de "mort" par l'accord électoral signé par son rival socialiste François Hollande avec les écologistes.[AFP]

Nicolas Sarkozy a appelé lundi les salariés d'EDF à le rejoindre pour sauver l'industrie nucléaire et leur entreprise, menacées selon lui de "mort" par l'accord électoral signé par son rival socialiste François Hollande avec les écologistes.

"Si vous voulez défendre le nucléaire, c'est maintenant qu'il faut se mobiliser, parce qu'après ce sera trop tard", a lancé M. Sarkozy devant plusieurs dizaines d'ouvriers et d'ingénieurs d'EDF à l'issue d'une visite de la centrale nucléaire de Saint-Laurent-des-Eaux (Loir-et-Cher), en bord de Loire.

"Depuis 60 ans le nucléaire fait l'objet d'un consensus (...). Ce consensus a été brisé dans des conditions scandaleuses (...) par un accord électoral entre des gens sectaires qui profitent de l'accident de Fukushima (...) pour jouer sur les peurs et pour casser le nucléaire français", a-t-il dénoncé.

"La seule raison (de cet accord), c'est ne pas déplaire à Mme (Eva) Joly (candidate écologiste à la présidentielle) et à ses amis", s'est indigné le président et candidat de l'UMP.

"Franchement, ça fait cher le sourire de Mme Joly. Elle-même n'y connaît absolument rien en nucléaire (...) puisqu'elle a confondu les réacteurs avec les centrales", a-t-il insisté, "ça fait froid dans le dos".

Quelques minutes auparavant, le chef de l'Etat avait commis la même erreur que sa rivale en assurant que "François Mitterrand, durant ses deux septennats, a procédé à l'ouverture ou la mise en chantier de 43 centrales". Il voulait dire "réacteurs" puisque la France compte aujourd'hui un parc de 58 réacteurs rassemblés en 19 sites ou centrales.

A l'appui de son discours, Nicolas Sarkozy n'a pas hésité lundi à agiter la menace d'une disparition d'EDF. "Casser le nucléaire c'est casser EDF, j'aimerais que chacun y réfléchisse", a-t-il mis en garde, "il faut que vous passiez au-dessus des corps intermédiaires et que vous fassiez prévaloir l'intérêt qui est le vôtre, défendre le nucléaire et défendre EDF".

Le chef de l'Etat, qui visitait le site EDF en tant que candidat, en a profité pour épingler la CGT, le seul des syndicats de salariés de la centrale à refuser de le rencontrer à huis clos pendant sa visite.

"Je pensais qu'un syndicat servait à défendre les salariés et pas à faire de la politique", s'est indigné M. Sarkozy. "Quand j'étais ministre des Finances, j'ai beaucoup discuté avec la CGT pour sauver le nucléaire, à l'époque ils étaient très attachés au soutien de l'industrie nucléaire", a-t-il rappelé, "les syndicats ça ne s'occupe pas de la campagne présidentielle".

Le Parti socialiste a signé en novembre un accord électoral avec le mouvement Europe écologie Les Verts (EELV) qui prévoit la fermeture de 24 des 58 réacteurs atomiques français pour faire passer la part de l'énergie nucléaire de 74 à 50% dans la production d'électricité du pays. Le candidat François Hollande a pour sa part précisé que seule la centrale de Fessenheim (Haut-Rhin), la plus ancienne du pays, serait fermée d'ici 2017 s'il était élu.

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