Ambassade d'Indonésie : des soupçons

Un "groupe terroriste agissant en France" est soupçonné d'être responsable de l'explosion d'une bombe, la semaine dernière, devant l'ambassade d'Indonésie à Paris, selon Jakarta.[AFP/Archives]

Un "groupe terroriste agissant en France" est soupçonné d'être responsable de l'explosion d'une bombe, la semaine dernière, devant l'ambassade d'Indonésie à Paris, a indiqué jeudi le chef de l'agence antiterroriste indonésienne.

"L'ambassade d'Indonésie a été prise pour cible par un groupe terroriste agissant en France", a indiqué à l'AFP Ansyaad Mbai, responsable de l'Agence antiterroriste nationale (BNPT).

Une bombe artisanale a explosé tôt dans la matinée du 21 mars devant l'ambassade d'Indonésie à Paris sans faire de blessé, mais occasionnant d'important dégâts, selon une source policière française.

Interrogé sur la question de savoir si le groupe qui a commis cet attentat était français, Ansyadd Mbai a répondu qu'il ne pouvait pas l'affirmer à 100% mais estimé "pas impossible" qu'il s'agisse d'une organisation "du même genre" que celle à laquelle est soupçonné d'appartenir le Français Frédéric Jean Salvi.

"Je ne peux pas le dire maintenant", a ajouté le responsable indonésien, interrogé sur le nom du groupe.

Frédéric Jean Salvi, accusé d'avoir un passé de militant extrémiste en France, est recherché par l'Indonésie qui le soupçonne d'avoir préparé avec des militants d'Al-Qaïda des attentats à Jakarta du type de ceux qui ont été perpétrés en 2008 à Bombay, en Inde.

Le nom de Frédéric Jean Salvi avait été évoqué la première fois par les autorités indonésiennes en août 2010 quand, au cours de raids antiterroristes sur l'île indonésienne de Java, la police avait arrêté cinq suspects, et saisi des substances explosives dans un atelier clandestin de fabrication de bombes, ainsi qu'un véhicule appartenant à ce Français qui pourrait avoir été destiné à commettre un attentat à la voiture piégée.

La police avait alors annoncé avoir sollicité l'aide d'Interpol pour retrouver le propriétaire du véhicule, soupçonné d'être Frédéric Jean Salvi.

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