A Marseille, la guerre des gangs fait rage

Deux corps retrouvés brûlés à Marseille Deux corps retrouvés brûlés à Marseille[GERARD JULIEN / AFP]

Une série de règlement de compte ces dernières semaines accrédite la thèse d'une véritable guerre des gangs à Marseille. Plus d'une dizaine de décès par balles sont survenus depuis le début de l'année, dont quatre depuis dix jours.

Les deux réglements de compte successifs de cette nuit et de ce début d'après midi dans la région Marseillaise laisse peu de place au doute. La guerre des gangs semble bien avoir repris. Déjà le 15 mars dernier, la préfecture avouait avoir constaté une forte hausse de crimes non-élucidés. Et le triste record de l'année dernière risque d'être battu. Au moins 11 personnes sont décédés depuis le début de l'année par un probable réglement de compte. En 2011, 20 règlements de compte avaient été recensés dans les Bouches-du-Rhône faisant 16 morts, dont 13 à Marseille. 

Si dans ces deux affaire la piste du règlement de compte se confirmait, ce serait le dixième depuis le début de l'année. Le 30 avril, un homme de 39 ans, tué d'une balle dans la tête, avait été retrouvé par un garde forestier, le corps partiellement brûlé, dans une zone boisée de la commune de Carry-le-Rouet. Le 5 mai, une figure du milieu toulonnais avait été retrouvée brûlée, également tuée d'une balle dans la tête, sur la commune voisine de Châteauneuf-lès-Martigues. Le 1er mai, une rafale de Kalchnikov avait eu raison d'un jeune conducteur dans le quartier Sainte-Marthe.

Et la liste s'égrenne a n'en plus finir. Le 15 mars ce sont deux corps calcinés que la police retrouvait dans une voiture. Le 11 mars, un homme d'une soixantaine d'années est mortellement touché de plusieurs balles de gros calibre dans le dos. Une semaine auparavant, c'était le gérant d'un restaurant dansant afro-antillais situé dans le quartier du Panier qui avait été tué par balle. Le 1er mars, deux personnes succombaient aux tirs de plusieurs gangsters dans un local de la cité sensible de La Pomme. Cette série macabre a commencé le 26 février dernier lorsqu'un jeune délinquant de 21 ans avait été abattu froidement dans les quartiers Nord de Marseille. 

La grande majorité est liée au trafic de drogue dans les cités dites sensibles de la ville. "Ce sont des conflits purement économiques, liés à la conquête d’un territoire et de consommateurs. Des gens achètent et il faut les conserver, décrypte Charles Pellegrini, ancien responsable de l’Office central de répression du banditisme, au micro de France TV. La nouveauté s'il en est réside dans les modes opératoire. Aux rafales de Kalachnikov, se subsituent parfois des exécutions par balles avant la mise à feu d'un véhicule.

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