Air France : Chérèque salue la décision de la CFDT

Le secrétaire général de la CFDT François Chérèque lors d'une rencontre avec la nouvelle équipe gouvernementale à l'hôtel Matignon, à Paris, le 5 juin 2012[AFP/Archives]

Le secrétaire général de la CFDT François Chérèque a salué le "courage" de son syndicat à Air France qui a accepté de signer le projet de redressement Transform 2015 prévoyant plus de 5.000 suppressions de postes et revenant sur des avantages sociaux.

Il a fallu "beaucoup de courage aux équipes CFDT", a déclaré M. Chérèque sur BFMTV et RMC, expliquant que son syndicat a tenu compte du fait que la compagnie aérienne perdait "500 millions d'euros par semestre".

"Si rien n'est fait c'est l'entreprise elle-même qui est en danger, on en est là à Air France", a-t-il ajouté.

"On a revisité une partie des droits sociaux et en particulier le temps de travail", a expliqué le leader cédétiste.

M. Chérèque a néanmoins précisé qu'il y avait certaines conditions aux concessions consenties, comme la perte de jours non travaillés et un calcul de l'ancienneté moins favorable: "pas de licenciements, sauf les départs volontaires pendant les trois ans du plan" et "clause de sauvegarde".

Au terme de cette clause, "si Air France se retrouve dans une meilleure condition on revient à la table des négociations pour redistribuer les bénéfices", a dit M. Chérèque.

Les syndicats CFDT, CFE-CGC et FO d'Air France doivent signer vendredi le projet Transform 2015 pour les personnels au sol, prévoyant 5.122 suppressions de postes sans départs contraints et une refonte des principaux accords d'entreprise.

La signature de ces trois syndicats assure la validation de l'accord, qui requiert plus de 30% des voix aux élections professionnelles.

Pour les personnels navigants (pilotes et hôtesses/stewards), des consultations sont toujours en cours et les syndicats ont jusqu'au 15 juillet pour se positionner.

Air France a annoncé fin juin vouloir réduire ses effectifs en supprimant plus de 5.000 postes via des départs volontaires et des mobilités internes dans le cadre d'un plan d'économies entamé en janvier, notamment avec des gels de salaires.

M. Chérèque a par ailleurs dénoncé "l'hypocrisie" des dirigeants syndicaux nationaux qu'il a opposée au "pragmatisme des équipes sur place".

"Au niveau national, nous les responsables syndicaux, on ne regarde pas la réalité, on refuse de rentrer dans les négociations sur ces sujets là alors que nos équipes sur le terrain regardent les choses et font les accords", a-t-il dit.

Il a souhaité aussi que ce type d'accords soient mieux encadrés car "certaines entreprises ne jouent pas le jeu et profitent de la faiblesse" de la représentation syndicale.

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