Tron condamné en diffamation pour la diffusion d'un tract

Georges Tron arrive à un meeting électoral tenu lors des élections législatives à Draveil, le 13 juin 2012[AFP/archives]

Georges Tron, maire UMP de Draveil (Essonne), a été condamné vendredi pour diffamation par le juge des référés d'Evry, devant lequel il était assigné par Jacques et Philippe Olivier, qui étaient candidats (SE) contre lui aux législatives, a-t-on appris auprès du tribunal d'Evry.

Le juge a condamné Georges Tron "à faire cesser le trouble manifestement illicite causé à Monsieur Jacques Olivier et à Monsieur Philippe Olivier par la diffusion du tract intitulé +Message personnel de la part de Georges Tron+ daté à Draveil du 7 mai 2012".

Le maire de Draveil doit faire paraître un encart dans l'édition départementale du Parisien et retirer ce tract de son site internet créé pour les élections législatives et qui était fermé vendredi après-midi.

Dans ce tract de quatre pages daté du 7 mai 2012, Georges Tron avait mis en cause Jacques et Philippe Olivier, deux frères candidats contre lui aux législatives de juin, ainsi que deux autres adversaires (MoDem et DVD).

Il dénonçait un "complot politique" le visant et ayant, selon lui, conduit à sa mise en examen après les accusations de viols portées par deux anciennes employées municipales.

La décision rendue vendredi devait initialement l'être mardi, après une audience qui s'est tenue le 15 juin.

Pour ce même tract, Georges Tron avait été poursuivi devant le tribunal correctionnel d'Evry par deux autres candidats aux élections législatives. Les recours avaient été rejetés par la justice.

Philippe Olivier, beau-frère de Marine Le Pen, et son frère, qui était son suppléant, ont recueilli 0,02% des voix le 10 juin au premier tour des élections législatives.

Au deuxième tour, Georges Tron, député sortant, a recueilli 43,25% des voix, laissant son siège à l'Assemblée au candidat PS et maire de Ris-Orangis (Essonne) Thierry Mandon.

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