Conférence sociale : Pécresse craint que l'emploi soit la "victime"

Valérie Pécresse le 29 mars 2012 à Paris[LIONEL BONAVENTURE / AFP]

L'ex-ministre UMP Valérie Pécresse a déclaré dimanche craindre que l'emploi ne soit "la première victime" de la conférence sociale qui commence lundi entre gouvernement, patronat et syndicats.

"Attention à une nouvelle conférence sociale qui ne serait que nouvelles dépenses publiques non financées. Nous n'avons plus d'argent dans les caisses et dire qu'on va créer des emplois avec des contrats d'emplois jeunes, des contrats aidés, de la dépense publique, c'est dire aux Français : +Vous allez devoir payer+, les contribuables vont devoir payer pour de la création d'emplois", a affirmé Mme Pécresse sur la Radio de la communauté juive (RCJ).

Et d'enchaîner : "Aujourd'hui ceux qui font l'emploi en France ce ne sont pas les contrats aidés, ce sont les entreprises".

L'ex-ministre du Budget s'est dite "très inquiète de cette conférence dite sociale dont (elle) crain(t) que la première victime ne soit l'emploi".

Elle a d'autre part estimé qu'avec l'élection de François Hollande à la présidence de la République, "nous allons avoir une rigueur de gauche".

Selon elle, "la rigueur de gauche est plus brutale, plus hypocrite et elle détruit de l'emploi". "En refusant de baisser le nombre de fonctionnaires, François Hollande oblige à baisser leur rémunération. C'est lui-même qui rend la rigueur brutale. Et hypocrite, puisque bien entendu ce ne sont pas les riches qui vont payer, ce sont tous les Français", a argué la députée des Yvelines.

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