Rio-Paris: le rapport d'expertise judiciaire présenté aux familles

L'avocat représentant les proches des victimes du crash Rio-Paris de juin 2009, à Paris le 5 octobre 2011[AFP/archives]

Les proches des victimes de l'accident du Rio-Paris de juin 2009 étaient réunis mardi après-midi à Paris par la juge d'instruction chargée de l'enquête pour la présentation du rapport d'expertise judiciaire sur les causes de la catastrophe.

Les familles doivent également entendre les conclusions du rapport d'expertise médico-légal qui, selon leurs avocats, établissent que les victimes n'ont pas eu conscience de l'accident.

"Les experts considèrent qu'il n'y a pas eu de prise de conscience des victimes. Ils sont morts sur le coup, pour l'immense majorité, sinon la totalité, sans avoir conscience de ce qui était en train de se produire. Il n'y a pas eu de panique comme malheureusement on le voit dans certains scénarios de films hollywoodiens", a dit Me Alain Jakubowicz, avocat de l'association Entraide et solidarité AF447, avant la réunion.

"Par exemple, l'intensité de la lumière n'a pas diminué -on sait que le noir est anxiogène- personne n'a crié, il n'y a pas eu de cris, de panique et la réponse à ces questions par les experts judiciaires est très importante", a-t-il ajouté.

Sur les causes de la catastrophe, les conclusions du rapport d'expertise judiciaire, obtenues par l'AFP le 4 juillet, détaillent une conjonction de facteurs : des erreurs humaines, des défaillances techniques, des procédures inadaptées et une météo houleuse.

Sont évoqués une perte de données due au givrage des sondes Pitot, une procédure inadaptée dans ce cas, mais également une absence de réaction appropriée de l'équipage ou encore un manque de suivi des incidents depuis 2004.

"Nous sommes très déterminés depuis le début à connaître la vérité et cette fois-ci il semble que nous approchons de la vérité. Il semble que les causes sont essentiellement techniques, malheureusement les pilotes ne pouvaient rien faire d'autre", a estimé Danièle Lamy, vice-président de l'association Entraide et solidarité AF447.

"On connaît aujourd'hui les causes techniques, les experts judiciaires vont rendre leur rapport et la juge d'instruction va devoir ensuite établir les responsabilités avant un procès. Nous avons besoin de connaître les responsables", a-t-elle ajouté.

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